‹ L'Année liturgiqueChapitre 91 sur 160 · DES Q U AT R E-T E M PS · texte numérisé non relu

DES Q U AT R E-T E M PS

iROPE est jam Do- i t ESeigneurest déjà proche: minus : venite, ado- *- venez, adorons-le.

L'Eglise commence à pratiquer en ce jour le jeûne appelé des Quatre- Temps, lequel s'étend aussi au Vendredi et au Samedi suivants. Cette observance n'appartient point à l'économie liturgique de l'Avent : elle est une des institutions générales de l'Année Ecclésiastique. On peut la ranger au nombre des usages qui ont été imités de la Synagogue par l'Eglise; car le prophète Zacharie parle du Jeûne du quatrième, du cinquième, du septième et du dixième mois. L'introduction de cette pratique dans l'Eglise chrétienne semble remonter aux temps apostoliques ; c'est du moins le sentiment de saint Léon, de saint Isidore de Séville, de Rhaban Maur et de plusieurs autres écrivains de l'antiquité chrétienne : néanmoins, il est remarquable que les Orientaux n'observent pas ce jeûne.

Dès les premiers siècles, les Quatre-Temps ont été fixés, dans l'Eglise romaine, aux époques où on les garde encore présentement; et si l'on trouve*" plusieurs témoignages des temps anciens dans lesquels il est parlé de Trois Temps et non de Quatre, c'est parce que les Quatre-Temps du printemps, arrivant toujours dans le cours de la première Semaine de Carême, n'ajoutent rien aux

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observances de la sainte Quarantaine déjà consacrée à une abstinence et à un jeûne plus rigoureux que ceux qui se pratiquent dans tout autre temps de l'année.

Les intentions du jeûne des Quatre-Temps sont les mêmes dans l'Eglise que dans la Synagogue : c'est-à-dire de consacrer par la pénitence chacune des saisons de l'année. Les Quatre-Temps de l'Aventsont connus, dans l'antiquité ecclésiastique, sous le nom de Jeûne du dixième mois; et saint Léon nous apprend, dans un des Sermons qu'il nous a laissés sur ce jeûne, et dont l'Eglise a placé un fragment au second Nocturne du troisième dimanche de l'Avent, que cette époque a été choisie pour une manifestation spéciale de la pénitence chrétienne, parce que c'est alors que la récolte des fruits de la terre étant terminée, il convient que les chrétiens témoignent au Seigneur leur reconnaissance par un sacrifice d'abstinence, se rendant d'autant plus dignes d'approcher de Dieu, qu'ils sauront dominer davantage l'attrait des créatures ; « car, ajoute le saint Docteur, le « jeûne a toujours été l'aliment de la vertu. « Il est la source des pensées chastes, des « résolutions sages, des conseils salutaires. « Par la mortification volontaire, la chair « meurt aux désirs de la concupiscence, l'es- « prit se renouvelle dans la vertu. Mais .« parce que le jeûne seul ne nous suffit pas « pour acquérir le salut de nos âmes, sup- « pléons au reste par des oeuvres de miséri- « corde envers les pauvres. Faisons servir à « la vertu ce que nous retrancherons au plai- « sir ; et que l'abstinence de celui qui jeûne

L'A veut.

« devienne la nourriture de l'indigent. » Prenons notre part de ces avertissements, nous qui sommes les enfants de la sainte Eglise ; et puisque nous vivons à une époque où le jeûne de l'Avent n'existe plus, portonsnous avec d'autant plus de ferveur à remplir le précepte des Quatre- Temps, que ces trois jours, en y joignant la Vigile de Noël, sont les seuls auxquels la discipline actuelle de l'Eglise nous enjoigne d'une manière précise, en cette saison, l'obligation du jeûne. Ranimons en nous, à l'aide de ces légères observances, le zèle des siècles antiques, nous souvenant toujours que si la préparation intérieure est surtout nécessaire pour l'Avènement de Jésus-Christ dans nos âmes, cette préparation ne saurait être véritable en nous, sans se produire à l'extérieur par les pratiques de la religion et de la pénitence.

Le jeûne des" Quatre-Temps a encore une autre fin que celle de consacrer, par un acte de piété, les diverses saisons de l'année; il a une liaison intime avec l'Ordination des Ministres de l'Eglise, qui reçoivent le samedi leur consécration, et dont la proclamation avait lieu autrefois devant le peuple à la Messe du Mercredi. Dans l'Eglise Romaine, l'Ordination du mois de Décembre fut longtemps célèbre ; et il paraît, par les anciennes Chroniques des Papes, que, sauf les cas tout à fait extraordinaires, le dixième mois fut, durant plusieurs siècles, le seul où l'on conférât les saints Ordres à Rome. Les fidèles doivent s'unir aux intentions de l'Eglise, et présenter à Dieu l'offrande de leurs jeûnes et de leurs abstinences, dans le but d'obtenir

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de dignes Ministres de la Parole et des Sacrements, et de véritables Pasteurs du peuplechrétien.

En l'Office des Matines, l'Eglise ne lit rien aujourd'hui du prophète Isaïe ; elle se contente de rappeler le passage de l'Evangile de saint Luc dans lequel est racontée l'Annonciation de la Sainte Vierge, et lit ensuite un fragment du Commentaire de saint Ambroise sur ce même passage. Le choix de cet Evangile, qui est le même que celui de la Messe, selon l'usage de toute l'année, a donné une célébrité particulière au Mercredi de la troisième semaine de l'Avent. On voit, par d'anciens Ordinaires à l'usage de plusieurs Eglises insignes, tant Cathédrales qu'Abbatiales, que l'on transférait les. fêtes qui tombaient en ce Mercredi; qu'on ne disait point ce jour-là, à genoux, les prières fériales ; que l'Evangile Missus est, c'est-à-dire de l'Annonciation, était chanté à Matines par le célébrant revêtu d'une chape blanche, avec la croix, les cierges et l'encens, et au son de la grosse cloche ; que, dans les Abbayes, l'Abbé devait une homélie aux Moines, comme aux fêtes solennelles. C'est même à cet usage que nous sommes redevables des quatre magnifiques Sermons de saint Bernard sur les louanges de la Sainte Vierge, et qui sont intitulés : Super Missus est .

Comme il est rare que la Messe des Quatre-Temps soit chantée hors des Eglises où l'on célèbre l'Office Canonial, et aussi, pour ne pas grossir ce volume outre mesure, nous n'avons pas jugé à propos de donner ici le texte des Messes des Mercredi, Vendredi et

L'A vent.

Samedi des Quatre-Temps de l'Avent. Nous nous contenterons d'indiquer la Station. Le Mercredi, elle a lieu à Sainte-Marie-Majeure, à cause de l'Evangile de l'Annonciation qui, comme on vient cïe le voir, a fait pour ainsi dire attribuer à ce jour les honneurs d'une véritable Fête de la Sainte Vierge.

Comme nous devons toucher quelque chose de ce mystère ci-après, dans le Propre des Saints de l'Avent, nous nous contenterons d'insérer ici une Prose du moyen âge, en l'honneur de la glorieuse Vierge saluée

£ar l'Ange, et une prière tirée des anciennes iturgies.

PROSE EN L HONNEUR DE LA SAINTE VIERGE

(Tirée du Missel de Cluny de i523J

ANGELUS ad Virginem Subintrans in conclavi, Virginis formidinem Demulcens, inquit ei :

Ave, Regina virginum, Coeli terraeque Domi-

num Concipies et paries,

Intacta, Salutem hominum ; Tu porta cœli facta, Medela criminum.

Q u o mo do conciperem.

Quaevirum non cognovi ?

Qualiter infringerem Quœ firma mente vovi ?

SUR le seuil de la demeure virginale, l'Ange apparaît à Marie, et, pour rassurer son effroi, lui dit avec douceur :

Salut, Reine des vierges !

vous concevrez le Maître du ciel et de la terre, et sans cesser d'être vierge, vous enfanterez le Salut des hommes, 6 vous, la porte du ciel, le baume de nos iniquités 1

Comment concevrai-je, moi qui ne connais point l'homme ? Comment pourrai-je enfreindre le vœu que mon cœur a juré ?

Le Mercredi des Quatre-Temps. 247

L'Esprit-Saint, par sa grâce, consommera tous ces mystères ; ne craignez point, mais pleine de joie, rassurez-vous ; car la pudeur en vous demeurera sans tache, par la puissance de Dieu.

Adonc, la noble Vierge répond et dit : Je suis l'humble petite servante du Dieu tout-puissant,

Céleste messager, confident d'un si haut secret, je consens et veux voir accomplie cette parole que j'entends : me voici prête à condescendre au dessein de Dieu.

L'Ange disparut, et soudain le sein très pur de la Vierge montra l'indice de la future maternité.

Son fruit, captif neuf mois dans de si chastes entrailles, en sortit et s'en alla au grand combat, appuyant sur son épaule la croix de laquelle il frappa à mort l'homicide ennemi.

Las ! Mère du Seigneur, qui avez rendu la paix à l'Ange et à l'homme, en mettant le Christ au monde ;

Suppliez votre Fils, qu'il nous soit secourable et qu'il

Spiritus Sancti gratia Perficiet haec omnia :

Ne timeas, sed gaudeas.

Secura Quod castimonia Manebit in te pura, Dei potentia.

Ad haec Virgo nobilis Respondens inquit ei :

Servula sum humilis Omnipotentis Dei.

Tibi cœlesti nuncio, Tanti secreti conscio, Consentiens, et cupiens

Videre Factum quod audio, Parata sum parère Dei consilio.

Angélus disparuit.

Et statim puellaris Utérus intumuit, Vi partus virginalis.

Qui circumdatus utero, Novem mensi um numéro, Hinc exiit et iniit

Confiictum, Afngens humero crucem.

Quae dédit ictum Hosti mortifero.

Eia ! Mater Domini.

Quae pacem reddidisti Angelo et homini, Quando Christum genuisti ;

Tuum exora Filium Ut se nobis propitium

L'A vent.

Exhibeat, et deleat

Peccata, Praestans auxilium Vita frui beata, Post hoc exilium. Araeu.

efface nos fautes ; qu'il nous vienne en aide, et nous tasse jouir de la vie bienheureuse, au terme de cet exil. Amen.

PRIERE DU MISSEL MOZARABE

(Au 11e Dimanche de t'Avait, lllatio.)

Dignvm et justum est:

vere aequum et sahitare est. Domini nostri Jesu Christi Adventum in mirabilibus praedicare :

quem inter homines nasciturumcœlestis nuntius nuntiavit. Virgo terrena dum salutaretur audivit : Spiritus Sanctus in utero, dum veniret creavit ut. Gabriele dicente. Maria credente, Dei Verbo Spiritu coopérante, sequeretur sa- Iutationem Angelicam securitas, promissionem perficeret veritas ; ut Altissimi obumbrante virtute . didicisset se esse fœcundam virginitas. Ecce concipies in utero, et paries filium. Angélus prœdicavit; et : Quomodo fiet istud. Maria respondit.

Sed quia haec credendo, non dubitando respondit, implevit Spiritus Sanctus quod Angélus spopondit, Virgo ante conceptum, virgo semper

C'est une chose digne et juste, vraiment équitable et salutaire, de célébrer avec enthousiasme l'Avènement de Jésus- Christ notre Seigneur. Sa naissance au milieu des hommes fut annoncée par un messager céleste. Une Vierge habitante de cette terre entendit un salut merveilleux: l'Esprit- Saint coopérant avec le Verbe de Dieu, le cœur de la Vierge se rassurait au moment même où l'Ange la saluait, et la promesse faite par lui recevait déjà son accomplissement ; la virginité elle-même se sentait féconde, ombragée qu'elle était par la vertu du Très-Haut. L Ange avait dit : Voilà que vous concevrez et enfanterez un Fils ; Marie avait répondu : Comment cela pourrait-il être ?

Mais parce que Marie répondait dans la foi, et non dans le doute, l'Esprit-Saint accomplit ce que l'Ange avait promis. Elle avait été vierge avant la Conception; elle demeura à jamais vierge

Le Mercredi des Quatre-Temps. 241)

après l'enfantement. Elle avait d'abord conçu son Dieu dans son cœur ; plus tard elle le conçut dans ses entrailles. La première de tous, elle reçut le salut du monde, cette Vierge vraiment pleine de la grâce, et, pour cela, choisie pour être la véritable Mère du Fils de Dieu.

futura post partum, Deum suum prius mente, dehinc ventre concepit ; salutem mundi prima suscepit Virgo plena gratia Dei, et ideo vera Mater Filii Dei.

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LE JEUDI

DE LA TROISIEME SEMAINE DE LAVENT

PROPE est jam Dominus : venite, adoremus.

Cap. XXXIII.

Domine, miserere nostri, te enim exspectavimus : esto brachium nostrum in mane, et salus nostra in tempore tribulationis. A voce Angeli fugerunt populi.

et ab exahatione tua dispersa; sunt Gentes.

Et congregabuntur spolia vestra sicut colhgitur bruchus, velut cum fossae plena; fuerint de eo. Magnificatus est Dominus, quoniam habitavit in excelso : implevit Sion judicio et justifia.

Et erit fides in temporibus tuis : diviticç salutis, sapientia et scientia :

timor Domini ipse est thésaurus ejus. Conterriti sunt in Sion peccatores : possedit tremor hypocritas. Quis poterit habitare de vobis cum igné dévorante ? quis habitabit ex vobis cum ardoribus sempiternis ?

LE Seigneur est déjà proche !

- venez, adorons-le.

Du Prophète Isaïe.

Chap. XXXIII.

Ayez pitié de nous, Seigneur; car nous vous avons attendu. Soyez dès le matin le bras qui nous soutienne, et notre salut au temps de la tribulatiun. A la voix de votre Ange les peuples ont fui , à l'éclat de votre gloire, les nations ont été dispersées. Et on ramassera vos dépouilles, ennemis de Sion. comme on ramasse une multitude de hannetons, dont on remplit des fosses entières. Le Seigneur s'est glorifié ; car il habite dans les hauteurs; il a rempli Sion d'équité et de justice.

Et la foi régnera en votre temps; la sagesse et la science seront les richesses du salut ; et la crainte du Seigneur, le trésor. Les pécheurs ont été saisis d'épouvante en Sion : la frayeur s'est emparée des hypocrites.

Qui de vous pourra habiter un feu dévorant ? Qui de vous pourra demeurer dans

Le Troisième Jeudi de l'A vent. 2 5 1

Qui ambulat in justifia et loquitur veritatem, qui projicit avaritiam ex calumnia et excutit manus suas ab omni munere, qui obturât aures suas ne audiat sanguinem, et claudit oculos suos ne videat malum. Iste in excelsis habitabit , munimenta saxorum sublimitas ejus :

panis ei datus est, aquae ejus fidèles sunt. Regem in décore suo videbunt oculi ejus ; cernent terram de longe.

des ardeurs éternelles ?

Mais celui qui marche dans la justice, et parle la vérité ; qui chasse loin de lui l'avarice, compagne de la calomnie, et rejette de ses mains tout présent corrupteur ; qui bouche ses oreilles aux paroles de sang, et ferme ses yeux pour ne pas voir le mal :

celui-là habitera dans les lieux hauts ; des rochers élevés lui serviront de rempart.

Le pain lui a été donné ; ses eaux ne tariront jamais ; ses yeux contempleront le Roi dans sa beauté ; ils verront la terre de loin.

Heureux celui dont les yeux contempleront ainsi le Roi nouveau-né dans le doux éclat de son amour et de son humilité ! Il demeurera tellement ravi de sa beauté, que la terre avec toutes ses magnificences sera pour lui comme si elle n'était pas. Il ne pourra plus voir autre chose que celui qui aura apparu couché dans la crèche et enveloppé de langes. Mais, pour avoir ce bonheur de contempler de près le puissant Roi qui vient à nous, pour mériter de former sa cour, il faut suivre le conseil du Prophète : marcher dans la justice et parler la vérité; c'est ce qu'exprime avec onction le pieux Rhaban Maur, dans son premier Sermon de la préparation à la fête de Noël. « S'il convient, « dit-il, que, dans tous les temps, nous pa- « raissions ornés et éclatants de bonnes œu- « vres, c'est principalement au jour de la « Naissance du Sauveur. Considérez, mes

a frères : Si un roi de la terre, ou tout « homme puissant vous invitait à venir célé- « brer son jour natal, combien seraient neufs, « recherchés et même splendides, les habits « sous lesquels vous voudriez paraître! Vous « ne souffririez pas que rien de vieux, de vil « ou de malpropre y offensât les yeux de ce- « lui qui vous eût invités. Faites preuve d'un « zèle égal dans l'occasion présente ; et que « vos âmes, parées des divers ornements des « vertus, s'avancent embellies des perles de « lasimplesse et des fleurs de la sobriété. Que « vos consciences soient dans le calme, «aux « approches de la solennelle Naissance du Saute veur. Qu'elles y paraissent brillantes de « chasteté, éclatantes de charité, toutes « blanches du mérite de l'aumône, brillantes « de justice et d'humilité, et, par-dessus tout, « illuminées par l'amour de Dieu. Que si le « Seigneur Christ vous voit célébrer dans « cette parure la fête de sa naissance, sachez « qu'il ne se contentera pas de visiter vos « âmes; il poussera la condescendance jusce qu'à venir s'y reposer et y habiter à jamais, « ainsi qu'il est écrit : Voici que je viendrai « et que j'habiterai en eux, et ils seront mon « peuple, et je serai leur Dieu. » Donc, chrétiens, hâtez-vous ; que ceux qui sont pécheurs se convertissent et deviennent justes; que les justes se justifient encore ; que les saints se sanctifient encore; car c'est le Seigneur Dieu qui vient, et non un autre.

Le Troisième Jeudi de VA vent. 2 53

PROSE POUR LE TEMPS DE LAVENT

{Composée au xie siècle, et tirée des anciens Missels Romains-Français.)

Chantons tous ensemble à notre Dieu créateur de toutes choses.

Par qui les siècles ont été laits ;

Et le ciel éblouissant de lumière, et les étoiles sans nombre ;

Le soleil, gloire du monde ; la lune, ornement des nuits, et tout ce qui resplendit :

La mer, la terre, les hauteurs, les plaines, et les goufires des fleuves ;

Et les vastes espaces de l'air, que parcourent les oiseaux, les vents et les pluies.

Et tous ces êtres, ô Dieu Père, obéissent à vous seul comme une armée ;

Maintenant et à jamais, sans fin, et par tous les siècles.

Tous chantent un hymne à votre gloire :

A vous qui. pour notre salut, donnez votre Fils unique,

Et Tenvoyez souffrir en terre, victime innocente, pour nos péchés.

Sainte Trinité, nous vous prions : gouvernez et conservez nos corps et nos cœurs, et donnez le pardon de nos péchés. Amen.

JUBILEMUS omnes una, Deo nostro qui creavit omnia ;

Per quem condita sunt sœcula ;

Ccelum quod plurima luce coruscat, et diversa sidéra ;

Sol mundi schéma, noctium decus luna , cunctaque splendentia ;

Mare, solum, alta, plana, et profunda flumina ;

Aeris ampla spatia :

quœ discurrunt aves, venti atque pluvia.

Hïc simul cuncta tibi soli Deo Patri militant.

Nunc et in an-um, sine fine per sascula :

Laus eorum tua gloria.

Qui pro salute nostra Prolem unicam

Pati in terra misisti sine culpa, sed ob nostra delicta.

Te, Sancta Trinitas, precamur , ut corpora nostra et corda regas et protegas, et dones peccatorum veniam. Amen,

L'A vent.

PRIERE DU MISSEL AMBROSIEN

(Au IIe Dimanche de l'A vent, Praefatio.)

VrERE dignum et justum est, aequum et çalutare, nos tibi semper et ubique gratias agere, Domine sancte, Pater omnipotens, aeterne Deus, per Christum Dominum nostrurn : cujus Incarnatione salus facta est mundi, et Passione redemptio procurata est hominis procreati. Ipse nos, quaîsumus, ad aeternum perducat praemium.

qui redemit nos de tenebris infernorum : justificetque in Adventu secundo, qui nos redemit in primo : quatenus illius nos a malis omnibus defendat sublimitas, cujus nos ad vitam erexit humilitas.

C'est une chose digne et juste, équitable et salutaire, de vous rendre grâces en tout temps et en tout lieu, Seigneur saint, Père toutpuissant, Dieu éternel, par Jésus-Christ notre Seigneur, dont l'Incarnation a été le salut du monde, et dont la Passion a été la rédemption du genre humain. Qu'il daigne nous conduire à l'éternelle récompense, celui qui nous a rachetés des ténèbres des enfers ; qu'il nous justifie au second Avènement, celui qui nous a délivrés au premier : afin que, comme son humilité nous a rétablis dans la vie, sa puissante majesté nous préserve des malheurs qui seront à craindre au dernier jour.

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LE VENDREDI

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