‹ L'Année musicaleChapitre 42 sur 159 · Scheibe. Der kritischer Musicus, p · texte numérisé non relu

Scheibe. Der kritischer Musicus, p

Lorsqu'une symphonie adnniet des cors de chasse, sa thématique manifeste des caractères spéciaux ; elle utilise avec insistance les intervalles de l'accord parfait, surtout dans les mouvements extrêmes, et cela, parce que l'échelle des instruments de cuivre est limitée aux sons naturels. De plus, non seulement cette thématique brise les accords, mais encore elle multiplie les batteries, les rythmes saccadés, les dédoublements de notes, toutes particularités propres aux fanfares. Enfin, elle se situe dans des tonalités accessibles aux cors, en ré, en fa. — Il est clair, par exemple, que la première Ouverture de Martin, en ré majeur, ne présente pas de thèmes comme celui-ci :

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ou de batteries comme celles-ci

sans que l'allure des uns et des autres ne fasse immédiatement songer aux cors ; la même observation vaut à l'endroit de la première Symphonie écrite en fa majeur.

A côté de Martin, d'autres symphonistes français publient des œuvres d'orchestre en 1751. Au mois de juin, on peut lire dans le Mercure l'annonce de deux ouvrages de Dauvergne ^ :

Six sonates en trio pour deux violons avec la B. C. composées par M. Dauoergne, œuvre P"" gravées par M"" Vendôme-; puis : Concerts de symphonies à quatre parties, par M. Dauvergne, ordi-

1. Antoine Dauvergne est né à Moulins le 3 octobre ITlo. Son père, Jacques Dauvergne était en 1736 1" violon du Concert de Moulins. (E. Bouchard. L'Académie d-e Musique de Moulins, p. 613). La Borde dit qu'Antoine fut 1" violon du Concert de Clermont, assertion que semble confirmer une lettre de l'intendant Fallu, datée du iil juillet 1737 (Arch. Puy-de-Dôme, C, 7063.) Dauvergne, d'après La Borde, serait venu à Paris en 1739. Le 3 janvier 1740, il prend un privilège pour des Diverlimenti a tre (Brenet. Loc. cit., 440) qui ne sont autres que son œuvre I'"' (Siv sonates en trio). Ce privilège fut renouvelé en mai 17ol. Entré en 1741 à la musique royale (Fétis) et en 1744 à l'Opéra, il y occupe en 1732 un emploi de violon à 600 livres (Arch. Opéra). Le 24 juin 1733 (Arch. nat. 0'99), il devient compositeur de la musique du roi. En 1737-38, il ne figure plus parmi les violons sur les registres de l'Opéra, et en 1762, il prend la direction du Concert spirituel avec Joliveau et Capperan. Surintendant de la musique du roi, le 23 décembre 1764 (Qi 673), il fut trois fois de suite directeur de l'Opéra et mourut à Lyon le 23 pluviôse an V. [1 était veuf de Clémence Rozet et avait été anobli en 1786 (Arch. Seine, fonds Bégis.)

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