Bib. nat. Vm' 1172 (s. d
LA SYMPHONIE FRANÇAISE VERS 17o0 63
Leclerc, Castagneiy, De Caix^ Ces œuvres portent un privilège de 1741 : il est plus que probable que la symphonie jouée, la veille de Noël était l'une de celles de l'œuvre II.
Les symphonies en trio, en trois mouvements, avec Adagio à la dominante ou au relatif, ébauchent le bithématisme dans les Allégros du début ; ainsi la Symphonie IV présente deux thèmes sur le plan dynamique, l'un forte, l'autre piano; quant au rôle que ces deux individus thématiques jouent dans le développement^ il va sans dire qu'il demeure des plus limités. Toutefois, les Allégros rentrent bien dans la forme sonate, avec réexposition complète à la fin de la deuxième partie.
Pinaire affectionne, pour ses mouvements lents, des mélodies fouillées, ornées de triolets et de sextolets de doubles croches ; il aime aussi les rythmes saccadés. L'écriture n'est que partiellement homophone, et çà et là, se manifeste quelque discret travail d'imitations. Mais pourtant, le style témoigne de sérieuses tendances 'symphoniques. Un passage comme celui-ci- :