Mercure, novembre 1713, p
12 l'année musicale i911
signale le doublement des violons parles flûtes et le doublement des basses ^ Un texte de Muffat confirme le doublement de la basse-, lequel tient à cœur à Rameau : « On ne saurait trop multiplier les sons de la basse, dit Rameau... c'est pourquoi, non seulement on double la basse avec ses octaves, d'autres instrumens l'exécutent encore avec le clavecin-^ ». M. Mennicke signale comme trios d'orchestre les compositions de Montéclair, et de Dornel '' ; nous en rencontrerons beaucoup d'autres exemples, et, au point de vue de la multiplication des parties dun trio, les archives de l'Opéra apportent un curieux document-'. Quant au doublement des basses, le Mercure, cité plus haut, critique la façon dont il est réalisé dans les sonates italiennes, par un clavecin et une basse de viole. Ces basses, trop chargées de doubles et de diminutions, deviennent confuses, et, de plus, elles nuisent à la claire perception du sujet : « Il faudrait donc que des deux instrumens, il y en eût un qui jouât le simple de la basse, et l'autre le double". »
Un inventaire rapide de notre littérature de trios, depuis la fin du xvii* siècle jusqu'aux environs de 1740, va montrer tout l'intérêt qu'on prenait en France à ces sortes de symphonies'. Dès 169:2. Marais publie des Pièces en trio pour les flûtes, les violons et les dessus de viole. En 1695, ce sont les Sonates à deux et à trois de J.-F. Rebel, puis, du même auteur, le Caprice (1711), les Caractères de la Danse (1715), la Fantaisie et les Plaisirs Champêtres (1729). En 1697, Montéclair fait connaître qq. Sérénade ou Concert, si intéresr santé déjà par les oppositions de groupes instrumentaux. Citons encore les quatre Sonates à troisparties de M^'® de la Guerre , le Recueil