Nageotte, Revue neurologique, 1903, p
18. Monier Vinard, Société de neutvlogie, 5 mars 1903. Revue neurologique, 1903, p. 320.
Déjerine », qu'on pout consid<h'cr comme un des plus éminents « périphi'Tistes » de la première heure, a proclamé comme « une chose (h'iinilivement établie » « qu'une lésion du cylindraxe retentit toujours sur la cellule d'origine »».
C'est en ni'appuyant sur ces faits et en montrant les difficultés extrêmes qu'il y a à distinguer la polynévrite motrice et la poliomyélite antérieure dans la plupart des cas cliniques que j'ai conclu ailleurs * : « Ce diagnostic est impossible pour cette bonne raison que l'ancienne distinction entre les deux maladies n'existe plus; il n'y a plus des poliomyélites antérieures d'un côté et des polynévrites motrices de l'autre. Il n'y a plus que des neuronites motrices inféneurea », développant ainsi et concrétant une pensée déjà exprimée par Strumpell ^ (1883-84), Marinesco * et Raymond '.
De tout cela ressort bien l'idée de l'unité du neurone et de la solidarité de ses diverses parties.
On confirme ainsi l'idée déjà proclamée (1864) par Vulpian • après les pxpériences de Paul Hert et celles de Philipeaux : les fibres nerveuses n'ont rien de caractéristique par elles-mêmes ; elle n'ont de caractéristique que les corps cellulaires avec lesquels elles sont en relations. Ce sont donc les corps cellulaires qui font l'unité nerveuse, les nerfs périphériques n'étant que des prolongements banaux, des conducteurs de neurilité dans un sens ou dans un autre.
L'élément n<*rveux, un et individuel, est le neurone.
Sur celle notion et sur les faits de dégénérescence on a basé toute une méthode d'étude de la texlurt' drs centres nerveux en suivant histologicjuement les altérations consécutives à la lésion d'une partie du neurone, lésion t'xpérimentalc ou pathologique.
La réycncralion du tube n<»rveux sectionné se fait du centre cellulaire vers la périphérie.
Vers 1(5 trentième jour ", le bout central « commence à bourgeonner. On voit les cylindraxes des tubes nerveux pousser, au niveau de l'étranglement situé immédiatement au-dessus de la section, une, ileux, trois ou (luatre fines branches qui traversent le tissu cicatriciel interposé aux deux surfaces de section et atteignent le bout périfiliérique dégénéré. Là, les fines branches qui devien-