‹ L'année psychologiqueChapitre 86 sur 205 · L'ABSENCE DE CONTRE-ÉPREUVE · texte numérisé non relu

L'ABSENCE DE CONTRE-ÉPREUVE

Dans un article de la Revue des Revues, en l'honneur du végétarisme (15 nov. 1903, p. 432), un auteur relate dune manière intéressante une course en montagne faite par lui, végétarien depuis dix ans, avec un montagnard Carnivore. Le travail accompli fut de 808 000 kilogram mètres; le v«'gétarien n'en ressentit aucune fatigue; Tautre fut plus de trois mois à s'en remettre. « Croyez-vous, conclut l'auteur, que cet avantage ne soit pas essentiellement dû aux bienlaits <lu v<'*gétarisme? » C'est possible, mais ce n'est nullement prouvé; car le résultat peut provenir du facteur individuel. La vigueur physique de l'homme ne résulte pas seulement de ce qu'il mange, mais de ce qu'il est. L'expérience ne prouve rien, tant qu'on ne fait pas une contre-épreuve. Je laisse à penser combien de fois on a manqué à cette règle dans les questions de biologie et d'hygiène.

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