Act,,, XV, 5; XXI
2. Ajoutons que l'antipathie réciproque de Jésus et des pharisiens semble avoir été exagérée par les évangélistes synoptiques, peut-être à cause des événements qui amenèrent, lors de la grande guerre, la fuite des chrétiens au delà du Jourdain. On ne peut nier que Jacques, frère du Seigneur, ne soit presque un pharisien.
13S ORIGINES DU CHRISTIANISME. [An 36]
fils de Hillel, homme ^ idées larges et très-tolérant, opina, dit-on, dans le sanhédrin en faveur de la liberté des prédications évangéliques *. L'auteur des Actes lui prête un raisonnement excellent, qui devrait être la règle de conduite des gouvernements, toutes les fois qu'ils se trouvent en présence de nouveautés dans l'ordre intellectuel ou moral. « Si cette œuvre est frivole, lai?sez-la, elle tombera d'elle-même; si elle est sérieuse, comment osez- vous résister à l'œuvre de Dieu? En tout cas, vous ne réussirez pas à l'arrêter.» Gamaliel fut peu écoulé. Les esprits libéraux, au milieu de fanatismes opposés, n'ont aucune chance de réussir.
Un éclat terrible fut provoqué par le diacre Etienne^. Sa prédication avait, à ce qu'il paraît, beaucoup de succès. La foule s'aniassait autour de lui, et ces rassemblements aboutissaient à des querelles fort vives. C'étaient surtout des hellénistes ou des prosélytes,, des habitués de la synagogue dite des Libertini^, des gens de Cyrène, d'Alexandrie, de Cilicie, d'Éphèse,. qui s'animaient à ces disputes. Etienne soutenait
\, Act.j, V, 34 et suiv. Voir Vie de JésuSj p. 220-221.