‹ L'Antechrist (volume 3)Chapitre 151 sur 369 · II Cor., VIII, 18, 22; xii · texte numérisé non relu

II Cor., VIII, 18, 22; xii

6. Rom., XVI, 7, 44, 24. Sur le sens de out^svt,; en ces passages, voir ci-dessus, p. 108, note 6.

[Ac 38] LES APOTRES. 169

le christianisme, sont très-vagues et très-incertains. La délicatesse des manières étant, selon les idées de la bourgeoisie moderne, en rapport avec la fortune, nous nous figurerions volontiers, d'après ce qui précède, Paul comme un homme du peuple mal élevé et sans distinction. Ce serait là une idée tout à fait fausse. Sa politesse, quand il le voulait, était extrême; ses manières étaient exquises. Malgré Tincorrection du style, ses lettres révèlent un homme de beaucoup d'esprit ^ , trouvant dans l'élévation de ses sentiments des expressions d'un rare bonheur. Jamais correspondance ne révéla des attentions plus recherchées, des nuances plus fines, des timidités, des hésitations plus aimables. Une ou deux de ses plaisanteries nous choquent 2. Mais quelle verve! quelle richesse de mots charmants! quel naturel! On sent que son caractère, dans les moments où la passion ne le rendait pas irascible et farouche, de-^ vait être celui d'un homme poli, empressé, affectueux, parfois susceptible,- un peu jaloux. Inférieurs devant le grand public *, ces hommes ont, dans le sein des petites Églises, d'immenses avantages, par l'attachement qu'ils inspirent, par leurs

\ . Voir surtout l'épître à Philémon.

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