‹ L'Antechrist (volume 3)Chapitre 153 sur 369 · n Cor., XI, 30; xii · texte numérisé non relu

n Cor., XI, 30; xii

[An 38] LES APOTRES. 171

est quelque chose de tout à fait à part. Tel de ces étranges visages, qui excite d'abord le sourire, prend, dès qu'il s^illumine, une sorte d'éclat profond et de m'ajesté.

Le tempérament de Paul n'était pas moins singulier que son extérieur. Sa constitution, évidemment très-résistantç, puisqu'elle supporta une vie pleine de fatigues et de souffrances , n'était pas saine. Il fait sans cesse allusion à sa faiblesse corporelle ; il se présente comme un homme qui n'a qu'un souffle, malade, épuisé, et avec cela timide, sans apparence, sans prestige, sans rien de ce qui fait de l'effet, si bien qu'on a eu du mérite à ne pas s'arrêter à de si misérables dehors^. Ailleurs, il parle avec mystère d'une épreuve secrète, « d'une pointe enfoncée en sa chair, n qu'il compare à un ange de Satan, occupé à le souffleter, et auquel Dieu a permis de s'attacher à lui pour l'empêcher de s'enorgueillir 2. Trois fois il a demandé au Seigneur de l'en délivrer; trois fois le Seigneur lui a répondu : « Ma grâce te suffit. » C'était, apparemment, quelque infirmité; car l'entendre de l'attrait des voluptés charnelles n'est guère possible , puisque lui-même nous apprend ailleurs

1. I Cor., II, 3; Il Cor., i, 8-9; x, 40; xi, 30; xii, 5, 9-10;^ Gai., iv,i3-U.

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