Libanius, Antiochicus, p
Ht! ORIGINES DU CHRISTIANISME. [An 41]
eaux ^. L'enceinte, gravissant des rochers à pic par un vrai tour de force d'architecture militaire *, embrassait le sommet des monts, et formait avec les rochers, à une hauteur énorme, une couronne dentelée d'un merveilleux effet. Cette disposition de remparts, unissant les avantages des anciennes acropoles à ceux des grandes villes fermées, fut en général préférée par les lieutenants d'Alexandre, comme on le voit à Séleucie de Piérie, à Éphèse, k Smyrne, à Thessalonique. Il en résultait de sjirprenantes perspectives. Antioche avait, au dedans de ses murs, des montagnes de sept cents pieds de haut, des rochers à pic, des torrents, des précipices, des iravins profonds, des cascades, des grottes inaccessibles; au milieu de tout cela, des jardins délicieux ^. Un épais fourré de myrtes, de buis fleuri, de lauriers, de plantes toujours vertes et du vert le plus tendre, des rochers tapissés d'œillets, de jacinthes, de cyclamens, donnent à ces hauleurs' sauvages l'aspect de parterres suspendus. La variété des fleurs, la fraîcheur du gazon, composé d'une multitude inouïe de petites graminées, la beauté des pla-
I. Libanius, Antiochicus, p. 354 et suiv. i. L'enceinte actuelle, qui est du temps de Justinien, présente les mêmes particularités.