‹ L'Antechrist (volume 3)Chapitre 196 sur 369 · Josèphe, Contre Apion, II, 4; B. J., VII, m, 3-4; v · texte numérisé non relu

Josèphe, Contre Apion, II, 4; B. J., VII, m, 3-4; v

rixes et en agressions*. D'un autre côté, ils donnaient lieu à une active propagande religieuse. Le polythéisme officiel- devenant de plus en plus insuffisant pour les âmes sérieuses, la philosophie grecque et le judaïsme attiraient tous ceux que les vaines pompes du paganisme ne satisfaisaient pas* Le nombre des prosélytes était considérable. Dès les premiers jours du christianisme, Antioche avait fourni à l'Église de Jérusalem un de ses hommes les plus influents, Nicolas, l'un des diacres 2. Il y avait là d'excellents germes qui n'attendaient qu'un rayon de la grâce pour éclore et pour porter les plus beaux fruits qu'on eût encore vus.

L'Église d'Antioche dut sa fondation à quelques croyants originaires de Chypre et de Cyrène, qui avaient déjà beaucoup prêché ^. Jusque-là, ils ne s'étaient adressés qu'aux juifs. Mais, dans une ville où les juifs purs, les juifs prosélytes, les « gens craignant Dieu » ou païens à demi juifs, les purs païens, vivaient ensemble*, de petites prédications bornées à un groupe de maisons devenaient impossibles. Le -sentiment d'aristocratie religieuse qui remplis-

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