‹ L'Antechrist (volume 3)Chapitre 220 sur 369 · Jos., Ant.,XlX, VII · texte numérisé non relu

Jos., Ant.,XlX, VII

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du châtiment réservé aux ennemis de Dieu, une maladie vermiculaire ^. Les symptômes rapportés par Josèphe feraient croire plutôt à un empoisonnement, et ce qui est dit dans les Actes de la conduite équivoque des Phéniciens et du soin qu'ils prirent de gagner Blastus, valet de chambre du roi, fortifierait cette hypothèse.

La mort d'Hérode Agrippa P" amena la fin de toute indépendance pour Jérusalem. La ville recommença d'être administrée par des procurateurs, et ce régime dura jusqu'à la grande révolte. Ce fut un bonheur pour le christianisme; car il est bien remarquable que cette religion qui devait soutenir, plus tard, une lutte si terrible contre l'empire romain, grandit à l'ombre du principe romain et sous sa protection. C'était Rome, ainsi que nous l'avons déjà plusieurs fois remarqué, qui empêchait le judaïsme de se livrer pleinement à ses instincts d'intolérance, et d'étouffer les développements libres qui se produisaient dans son sein. Toute diminution de l'autorité juive était un bienfait pour la secte naissante. Cuspius Fadus, le premier de cette nouvelle série de procurateurs, fut un autre Pilate, plein de fermeté ou du moins de bon vouloir. Mais Claude continuait dç

I. AcLj XII, 23. Comp. llMaccli., ix, 9; Jos., B. J., î, xxxiii, 5; Talm. de Bab., Sola^ 35 a.

se montrer favorable aux prétentions juives, surtout à l'instigation du jeune Hérode Agrippa, fils d'Hérode Agrippa P% qu'il avait près de lui, et qu'il aimait beaucoup *. Après la courte administration de Guspius Fadus, on vit les fonctions de procurateur confiées à un Juif, à ce Tibère Alexandre, neveu de Phi- Ion, et fils de Talabarque des Juifs d'Alexandrie, qui arriva à de hautes fonctions et joua un grand rôle dans les affaires politiques du siècle. 11 est vrai que les Juifs ne l'aimaient pas et le regardaient, non sans raison, comme un apostat 2.

Pour couper court à ces disputes sans cesse renaissantes, on eut recours à un expédient conforme aux bons principes. On fit une sorte de séparation du spirituel et du temporel. Le pouvoir politique resta aux procurateurs ; mais Hérode, roi de Ghalcis, frère d'Agrippa V% fut nommé préfet du temple, gardien des habits pontificaux, trésorier de la caisse sacrée, et investi du droit de nommer les grands prêtres *. A sa mort (an 48), Hérode Agrippa II, fils d'Hérode Agrippa V% succéda à son oncle dans ces charges.

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