Philosophum.,Yl, i
270 ORIGINES DL CHRISTIANISME. [An 45]
les personnes divines qu'on trouve dans le quatrième Évangile, dans Pliilon, dans les ïargums*. Ce « Métartrône ^ », que les Juifs plaçaient à côté de la Divinité et presque^dans son sein, ressemble fort à «la Grande Puissance ». On voit figurer dans la théologie des Samaritains un Grand Ange, chef des autres, et des espèces de manifestations, ou « vertus divines^ », analogues à celles que la cabbale juive se figura de son côté. Il semble donc bien que Simon de Gitton fut une sorte de théosophe, dans le genre de Philon et des^abbalistes. Peut-être se rapprocha-t-il un moment du christianisme ; mais sûrement il ne s'y attacha point d'une manière définitive.
Fit-il réellement quelques emprunts aux disciples de Jésus, c'est ce qu'il est fort difficile de décider. Si la Grande Exposition est de lui à un degré quelconque, on doit admettre que sur plusieurs points il devança les idées chrétiennes, et que sur d'autres il les adopta avec beaucoup de largeur^. II paraît