‹ L'Antechrist (volume 3)Chapitre 251 sur 369 · Josèphe, A)il., XX, ii, 5^ iv · texte numérisé non relu

Josèphe, A)il., XX, ii, 5^ iv

6. Passages déjà cilés. Strabon montre bien plus de justesse el de pénétration (XVI, ii, 34 et suiv.). Comp. Dion Cassius, XXXVfl, 17 et suiv.

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de secours mutuels ^, d'attachement à son état, de goût pour le travail 2, de fière pauvreté. La mendicité, qui fut plus tard une chose toute chrétienne, était dès lors une chose juive. Le mendiant par état, « formé par sa mère », se présentait à l'idée des poètes du temps comme un juif ^.

L'exemption de certaines charges civiles, en particulier de la milice, pouvait aussi contribuer à faire regarder le sort des juifs comme enviable^. L'État alors demandait Beaucoup de sacrifices et donnait peu de joies morales. Il y faisait un froid glacial, conmie en une plaine uniforme et sans abri. La vie, si triste au sein du paganisme, reprenait son charme et son prix dans ces tièdes atmosphères de synagogue et d'église. Ce n'était pas la liberté qu'on y trouvait. Les confrères s'espionnaient beaucoup, se tracassaient sans cesse les uns les autres. Mais, quoique la vie intérieure de «es petites communautés fût fort agitée, on s'y plaisait infiniment; on ne les quittait pas; il n'y avait pas d'apostat. Le pauvre y était content, regardait la richesse sans envie, avec la tranquillité d'une bonne conscience ^. Le sentiment vrai-

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