Tel est aujourd'hui le tempérament du Syrien chrétien
i. Inscriptions dans les Mém, de la Soc. des Antiqtuiires de Fr.i t. XXVili, 4 et suiv.; dans Leblant, Inscript. chréL de la Gaule, I, p. cxLiv, 207, 324 et suiv., 353 et suiv., 373 et suiv.; Il, 259, 459 et suiv.
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navires à leur famille nombreuse, à ces troupes de jolis enfants, presque du même âge, qui les suivaient, la mère, avec l'air enfantin d'une petite fille de quatorze ans, se tenant à côté de son mari, soumise, doucement rieuse, à peine supérieure à ses fils aînés ^. Les têtes, dans ce groupe paisible, sont peu accentuées ; sûrement il n'y a pas là d'Archimède, de PI aton, de Phidias. Mais ce marchand syrien, arrivé à Rome, sera un homme bon et miséricordieux, charitable pour ses compatriotes, aimant les pauvres. 11 causera avec les esclaves, leur révélera un asile où ces malheureux, réduits par la dureté romaine h la plus-désolante solitude, trouveront un peu de consolation. Les races grecques et latines, races de maîtres, faites pour le grand, ne savaient pas tirer parti d'une position humble ^. L'esclave de ces races passait sa vie dans la révolte et le désir du mal. L'esclave idéal de l'antiquité a tous les défauts : gourmand, menteur, méchant, ennemi naturel de son maître^. Par là, il prouvait en quelque manière sa noblesse ; il protestait contre une situation hors nature. Le bon Syrien,
4. Les Maronites colonisent encore dans presque tout le Levant à la façon des Juifs, des Arméniens et des Grecs, quoique sur une moindre échelle.
2. Lire Cicéron, De offiCjl^ 42; Denys d'Halicarnasse, II, '28; IX, 25.