Inscript, de Lanuvium, 2« col., ligne
|An 45] LES APOTRES. 351>
devait traiterd' aucune affaire relative au collège, afin que rien ne troublât le quart d'heure de joie et de repos que ces pauvres gens se ménageaient^. Tout acte de turbulence et toute parole désagréable étaient punis d'une amende 2.
A s'en tenir aux apparences, ces collèges n'étaient que des associations d'enterrement mutuel *. Mais cela seul eût suffi pour leur donner un caractère moral. A l'époque romaine, comme de notre temps et à toutes les époques où la religion est affaiblie, la piété des tombeaux était presque la seule que le peuple gardât. On aimait à songer qu'on ne serait pas jeté aux horribles fosses communes*, que le collège pourvoirait à vos funérailles, que les confrères qui seraient venus à pied au bûcher recevraient un petit honoraire ^ de vingt centimes *. Les esclaves, en particulier, avaient besoin de croire que, si leur maître faisait jeter leur corps à la voirie, il y aurait quelques amis pour leur faire « des