Voir ci-dessus, p
[An 05] LES ÉVANGILES. 295
manquer une si belle occasion de se livrer à sa joie suprême, qui était de punir.
Nous savons, en effet, avec certitude qu'un grand nombre de personnages ayant embrassé les mœurs juives ( les chrétiens étaient fréquemment rangés dans cette catégorie) furent mis en jugement * sous l'accusation d'impiété ou d'athéisme -. Comme sous Néron, ce furent des calomnies venant peut-être de faux frères qui furent la cause du mal \ Les uns furent condamnés à mort, les autres exilés ou privés
4. DioD CasBius, LXVII, 44; Brettiusou Bruttius (?), cité par Eusèbe, Chron,, p. 460-463, édit. Schœne; Méliton,dans Eusèbe, II. E., IV, XXVI, 9; Hégésippe, dans Eusèbe, //. E.j HI, xx, 7; Tertullien, Apolog,, 5; Laclance, De morl.persec, cli. 3; Eusèbe, H. E., m, ch. 47, 48, 49, 20; Théodoret, De cura grœc, aff,, serm. ix (t. IV, p. 644-642, Paris, 1642;; Sulp. Sév., 11,31; Orose, VII, 40; Chroru pasc., p. 250, Paris, 4688. Nous croyons que c'est à la persécution de Domitien que se rapportent les premiers mots de TÉpltre de Clément Romain : Aià Ta; at^vi- ^•'cuç xai {ttoûOl^cu; «i^ivcpiva; loplv ouji^opàc xat ircpiicTuatic [Ad Cor, I,
cb. 4). Comparez les passages nouvellement découverts, p. 404, 405, 407, de Tédilion de Philothée Bryenne. Le passage de Pline [Epist., X, xcvii, 6) sur des apostasies qui auraient eu lieu vingt ans avant la date où il écrivait, et les allusions du faux Hcrmas (Vis. Il, 3; IV, 3} se rapportent également à la persécution de Domitien.
2. Le synonyme légal ùHmpielas était àatCu'a; àôiom; s'en rapprochait beaucoup. Ailleurs (LXVIII, 4], Dion, racontant l'abolition parNerva des lois de Domitien, rapproche encore à9i6<{« et Iculauxèc pioc. Évidemment ces deux délits n'en faisaient qu'un,