Irénée, III, m
(An 95] LES ÉVANGILES. 337
consacra sa mémoires dans la vallée entre le Cœlius et TEsquilin, à un endroit où la tradition veut qu'ait été placée sa maison paternelle* et où d'autres, par suite d'une hésitation séculaire, voulurent rapporter le souvenir de Flavius Clemens^ Nous le verrons plus tard devenir le héros d'un roman à surprises, trèspopulaire à Rome et intitulé <( les Reconnaissances )) , parce que son père, sa mère et ses frères, pleures comme morts, se retrouvent et se reconnaissent. On lui associait une certaine Grapté, chargée à côté de lui du gouvernement et de l'enseignement des veuves et des orphelins^. Dans la pénombre où il reste. enveloppé et comme perdu dans la poussière lumineuse d'un beau lointain historique , Clément est une des grandes figures du christianisme naissant. Quelques rayons sortent seuls du mystère qui Ten-
1. Saint Jérôme, De viris ilL, \b] Conc. de Labbe, II, 1558 D. Voir Bulleltinoàe Rossi, 1'* série, 4863, p. 25 et suiv. ; î" série, 4870, p. 429 et suiv; Revue archéologique, iuilki , août et sept. 4872.
2. Les curieuses substructions que Toq a découvertes sous réglise Saint-Clément n'éclaircissent pas la question, mais infirment plutôt ropinion traditionnelle. Parmi ces substructions il y a un mithrœum.
3. Voir ci-dessus, p. 229, note. Cf. Journal des sav., janv. 4 870, p. 24.