‹ L'Antechrist (volume 4)Chapitre 311 sur 353 · Ibid, ch. II, V, xiii; Y Aniechritt, ch. xv · texte numérisé non relu

Ibid, ch. II, V, xiii; Y Aniechritt, ch. xv

474 ORIGINES DU CHRISTIANISME. [An 111)1^

le point d'honneur de la foi qu'ils avaient embrassée. « Pline, parfait honnête homme et scrupuleux exé- - €uteur des ordres impériaux, fut bientôt & l'œuvre pour ramener dans les provinces qui lui étaient confiées Tordre et la loi. L'expérience lui manquait; c'était plutôt un lettré aimable qu'un vrai administrateur; sur presque toutes les affaires, il prit Thabitude de consulter directement l'empereur. Trajan lui répondait lettre pour lettre, et cette précieuse correspondance nous a ^té conservée * . Sur les ordres journaliers de l'empereur, tout fut surveillé, réformé; il fallut des autorisations pour les moindres choses ^ Un édit formel interdit les hétéries ' ; les plus inoffensives corporations furent dissoutes. C'était Tusage €n Bithynie de célébrer certains événements de famille et les fêtes locales par de grandes assemblées, où se réunissaient jusqu'à mille personnes; on les supprima*. La liberté, qui la plupart du temps ne se glisse dans le monde que d'une façon subreptice, fut réduite à presque rien.

Il était inévitable que les Églises chrétiennes fussent atteintes par une politique méticuleuse, qui

<. Pline, Kpist.j livre X. Cf. Terluilien, ApoL,%,

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