‹ L'Antechrist (volume 4)Chapitre 341 sur 353 · Voir ci-dessus, p · texte numérisé non relu

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2. Dans le polémos schel QuUoSj la Palestine seule resta en dehors du mouvement général.

3. Idée bizarre, familière aux messianistes juifs. (Voir Duxtorf, Lex, chald. talm. rabb., au mot Léviatfian,

4. Cette phrase était donnée par Papias ( [renée, V, xxxiii, 3 et 4)

I^ joie sera parfaite. Le matin, un soufile sortira du sein de Dieu, apportant le parfum des fleurs les plus exquises; le soir, un autre souffle, apportant une rosée salutaire. La manne descendra du ciel. Les morts qui se sont endormis dans l'espérance du Messie ressusciteront. Les magasins d'àmes justes s'ouvriront ; la multitude de ces âmes heureuses n'aura qu'un esprit ; les premiers se réjouiront ; les derniers ne seront pas attristés *. Les impies sécheront de rage, en voyant que le moment de leur supplice est venu. Jérusalem sera renouvelée et couronnée pour l'éternité *.

L'empire romain apparaît ensuite à notre voyant comme une forêt qui couvre la terre ; Tombre de cette forêt voile la vérité ; tout ce qu'il y a de mauvais dans le monde s'y cache et y trouve un abri. Cest le plus dur et le plus mauvais de tous les empires qui se sont succédé. Le royaume messianique, au contraire, est représenté par une vigne, à l'ombre de laquelle naît une source douce et tranquille, qui coule vers la forêt. En approchant de cette dernière,

comme un Xs-^cv de Jésus. Dans TÉpItre de Barnabe [ch. 4, 6, 42, 16), des citations d'Hénoch et d'Esdrassont de même présentées commo des paroles de Jésus. Cf. Vie de Jésus, édit. 43 et suiv. p. xiv, lv, note, 40, 366.

4. « Gaudebunt priores et ultimae non contristabuntur » (trad. Ceriani'. Cf. Barnabe, 6; IV Esdr., v, 42.

J. Troisième vision SS Î4-3S).

(An I17J LES ÉVAiNGILES. 52;^

les ruisseaux se changent en fleuves impétueux, qui *la déracinent ainsi que les montagnes qui l'entourent. La forêt est emportée ; il n'en reste qu'un cèdre. Ce cèdre représente le dernier souverain romain, resté debout, quand toutes ses légions auront été exterminées (selon nous, Trajan, après ses échecs en Mésopotamie) . Il est renversé à son tour. La vigne lui dit alors :

« N'est-ce pas toi, cèdre, qui es le reste de la forêt de malice, qui t'emparais de ce qui ne t'appartenait pas, qui n'avais jamais pitié de ce qui t'appartenait, qui voulais régner sur ce qui était loin de toi, qui tenais dans les filets de rimpiélé tout ce qui t'approchait, et t'enorgueillissais, comme ne pouvant être déraciné? Voici ton heure venue. Va, cèdre, suis le sort de la forêt qui a disparu avant toi, et que vos poussières se mêlent. »

Le cèdre, en effet, est jeté par terre, et on y met le feu. Le chef est enchaîné, amené sur le mont Sîon. Là, le Messie le convainc d'impiété, lui montre les méchancetés accomplies par ses armées, le tue. La vigne alors s'étend de tous les côtés,, couvre la terre ; la terre se revêt de fleurs qui ne se fanent plus. Le Messie règne jusqu'à la fin du monde corruptible*. Les méchants, pendant ce temps-là, brûleront dans un feu oii nul n'aura pitié d'eux '.

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