‹ L'Antechrist (volume 5)Chapitre 127 sur 373 · Cf. Talmud de Babylone, Aboda zara, 52 b · texte numérisé non relu

Cf. Talmud de Babylone, Aboda zara, 52 b

204 ORIGINES DU CHRISTIANISME. [An 133]

pour lui un sens national. Quelques anciens coins furent peut-être retrouvés et facilitèrent l'opération. On choisit surtout pour cette contrefaçon les belles pièces de Simon Macchabée, le premier prince juif qui eût battu monnaie*. Par leur ère, qui était celle « de la liberté d'Israël » ou « de Jérusalem » , ces pièces semblaient faites exprès pour la circonstance. Mieux appropriées encore étaient celles où Ton voyait le temple surmonté d'une étoile et celles qui présentaient dans le champ la simple image des deux trompettes destinées, selon la Loi *, à convoquer Israël à la guerre sainte ^. La surfrappe fut faite grossièrement, et, dans un grand nombre de pièces, lie type romain primitif est encore visible. Cette monnaie s'appela « l'argent de Coziba » ou « l'argent de la révolte ». Gomme elle était en partie fictive, elle perdit plus tard beaucoup de sa valeur^.

La guerre fut longue et terrible. Elle dura plus de

i , Voir l'appendice i à la fin du volume. Ces contrefaçons de types affectionnés du public n'étaient pas rares dans l'antiquité (monnaies de Philippe, légende conob). On en a eu des exemples jusqu'à ces derniers temps en Orient (colonnates de Marie-Thérèse).

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