Appien, BelL syr
3. Grsetz, Gesch. der Juden, IV, p. 469 et suiv., note 47; Derenbourg, PalesL d'après les Thalm,, p. 430, 431 ; Talm. de Bab., Berakolhj 6i b; loma, lia; Baba bathra, 60 b; Talm. de Jér., Hagiga^ ii, 77 b; Bereschith rabba, c. 82; Chron, samaritaine, c. 47; ConsliL apost.j Vf, ch. 24 et 25. Ces actes de persécution sont encore attribués à Tyrannus RufuSj mais sans
[An 134] L'ÉGLISE CHRÉTIENNE. 215
d'enseigner la Loi était poursuivi. Des juifs renégats, devenus espions, traquaient les fidèles qui se réunissaient dans les lieux les plus secrets pour étudier le code sacré ^; on était réduit à le lire sur les toits. Les docteui's se virent poursuivis avec acharnement. L'ordination rabbinique entraînait pour celui qui confirmait et pour celui qui était confirmé la peine capitale ^ Il y eut beaucoup de martyrs en Judée et en Galilée; être juif fut un crime dans toute la Syrien A cette occasion furent, ce semble, exécutés les deux frères Julianus et Pappus, restés célèbres dans la tradition juive pour avoir préféré la mort à une apparente violation de la loi commise en
doute abusivement (voir ci-dessus, p. 192, note 2). C'est par erreur que Spartien {Adrien^ 44) met Tinterdiction de la circoncision parmi les causes de la guerre; cette interdiction en fut reffet.
1. Talm. de Jér., Hagiga, n, 1 ; Talm. de Babylone, Hagiga, 45 a et h; Midrasch sur Ruth^ m, 43; sur Koh., vn, 8. Cf. Derenbourg, MéL, 468 et suiv., 472-473.
2. Talm. de Bab., Ahoda zara, 8 6^ 47 6, 48 a; Sanhédrin, 43 6. Cf. Derenbourg, ihid», p. 467 et suiv.
3. Derenbourg, Palesl., p. 424, 436; Sifré sur Deutéron,, S 307; Talm. de Bab., Ahoda zara, 47 fr^ 48 a; Berakoth, 64 b; Sahhédrin, 42 û, 44 a; Chulin, 123 a; Midrasch Eka, n, 2; Midrasch sur Prov.j i, 43; sur Ps. ix et xvi; sur Cant., ii, 7; Gr.Ttz, IV, 475-477, 464-465; Midrasch des dix martyrs, dans Jellinek, Belh hammidrasch, 4'e partie, p. 64-72, 6™« partie, p. 4 9-55 et p. xvii-xix , et dans Annuario délia soc, ital, per gli studi orient,, 2* année, p. 469-492; publié aussi par Mœbius, Leipzig, 4854.
2)6 ORIGINES DU CHRISTIANISME. [An 134J
public. On' leur offrit de l'eau dans un verre coloré, pour qu'il fût permis de croire qu'ils avaient bu du vin de païen; ils refusèrent*.
C'est vers cette époque qu'on voit les écoleg de casuistes le plus préoccupées des préceptes qu'on peut enfreindre pour éviter la mort et de ceux pour lesquels on doit souffrir le martyre. Les docteurs admettent généralement que, en temps de persécution, on peut renoncer à toutes les observances et s*en tenir à trois interdictions, l'idolâtrie, la fornication (c'est-à-dire les unions prohibées) et le meurtre*. On mit en avant ce principe assez sensé : « Résister aux ordres de l'empereur, c'est un suicide'. » Il fut admis que les pratiques du culte pouvaient être dissimulées; au lieu de célébrer la circoncision des enfants avec fracas, on se contenta de l'annoncer par le bruit des moulins à bras*. On faisait remarquer, d'ailleurs, que, d'après Lévitique^ xviii, 5,
4. Talm. de Jér., Sanhédrin, m, 5; Megilla^ i, 6; Tcuinith, II, 13 ; Schehiil, iv, 2; Talm. de Bab., Taanith, 48 6; Pesahim^ 50 a; Megillath Taanith, 12 adar, et scholies; Bereschith rabba, ch. 64; Sifra sur Lévit,, xxvi, 19.
2* Talm. de Jérus., Schehiit, iv, 2; Sanhédrin, m, 6; Talm. de Bab., Sanhédrin, 77 a; Maimonide, Hilkolh yesodé hallora, ch. V, §§ 1 et 2.