‹ L'Antechrist (volume 5)Chapitre 16 sur 373 · Carm. Sib., lll, 356-3(>i · texte numérisé non relu

Carm. Sib., lll, 356-3(>i

2. Le christianisme do l'auteur so conolut du vors il\i\, l.o judaïsme rabbiniquo, à Tépoque où notre poiMuo fut ôrrit, avait à peu près disparu d'Alexandrie. Voir les livanyiles, p. .*H^.

. 3. Livre V, vers 49-50. Ces vers prouvent que le poi'ino a oU» écrit sous le règne d'Adrien. Après lu mort de ce priiirt\ uno telle adulation ne se comprendrait plus. L'autour sibyllin (*st si profondément juif, il maudit si énergiquemont les destructcMirs de la nation juive, qu'on ne peut supposer (pi'il eût parlé d'Adrien en termes si flatteurs après la guerre do Har-(^)/.iba. Voir ci-après, p. 531. La manière brève dont il est (luostioii des successeurs d'Adrien (v. 50-54), loin de placer le pol'ine sous le règne d'Antonin ou de Marc-Aurèle, prouve au contraire ({u'AdriiMi vivait encore ; autrement Tauteur, au lieu d^apostropher ce derriinr d'une manière aussi exceptionnelle, eût continué son diiumi^ralion d'empereurs sur le même plan (comp. VIH, 05 et suiv.; III, 'M). Eofio ce qui est dit deJérusalem (vers 249 et suiv., 250 et suiv. me semble antérieur à la construction d'Ji)lia.

14 ORIGINES DU CHRISTIANISME. [An 121]

Nul ne l'égalera en perfection; il saura tout*. C'est sous ton règne, ô excellent, ô éminent, ô brillant souverain, et sous tes rejetons % que se passeront les choses que je vais dire. »

La sibylle, selon l'usage, déroule ensuite les tableaux les plus sombres; tous les fléaux se déchaînent à la fois, les hommes deviennent absolument pervers. Ce sont les douleurs de l'enfantement messianique '• Néron, mort depuis plus de cinquante ans, est encore le cauchemar de Fauteur*. Ce dragon funeste, cet histrion, ce meurtrier de ses proches, cet assassin du peuple élu, cet allumeur de guerres sans fin, réviendra pour s'égaler à Dieu. Chez les Mèdes et les Perses, qui l'ont accueilli, il trame les plus noirs complots* Porté par les Parques à travers les airs, il arrivera bientôt pour être de nouveau le fléau de l'Occident. L'auteur vomit contre Rome une invective plus ardente encore ^ que celle par laquelle il a débuté :

1. Kal iràvTa vMfiaei. Au 1. VII[,'v. 56, ceci est entendu de la magie. Cuncta de se scisse, Spartien, ^lius, 3.

2. Vers 50. Ce vers et le suivant sont vagues à dessein. L'intervalle entre les adoptions d'Antonin, de Verus, de Marc-Aurèle^ et la mort d'Adrien est beaucoup trop court pour qu'on y puisse placer la composition du poëme. Comp. Carm, sib,, VIII, 50 et suiv.

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