Origène, Contre Celse, I, M
2. Eusèbe, H, E., VI, xi, 2; saint Cyprien, Épist., 75. Cf. Eusèbe, Démonst. ëvang.^Yl, 48; VII, 2 ; Itinéraire de Bordeaux; saint Cyrille de Jér., Catéch., xvii, 46; saint Jérôme^ EpisL ad Marc, 17 (44) a, 0pp., IV, 2* part., p. 545 et suiv.
3. Hégésippe, dans Eus., //. E,, II, xxxiii, 48. La stèle pouvait se trouver sur la pente occidentale du val de Cédron, hors du grand mur de soutènemenjt, au lieu qui est aujourd'hui couvert de lombes musulmanes.
4. My) pcuXo(ji.évouc xarà 'P(i)iit.ai(i}v au(ii.tiaxetv. Eus., Chron,, à l'année 47 d'Adrien.
263 ORIGINES DU CHRISTIANISME. [Ân.lS^
qui avait été bien méritoire. Pendant que les juifs étaient punis de leur ignorance et de leur aveuglement, l'Église de Jésus, fidèle à l'esprit de son maître et indifférente comme lui à la politique, se développait paisiblement en Judée et dans les pays voisins. L'expulsion qui frappait les juifs atteignit les chrétiens circoncis et pratiquant la Loi S mais non les chrétiens incirconcis, pratiquant seulement les préceptes de Noé. Cette dernière circonstance établissait une telle différence pour toute la vie que c'était par elle et non par la foi ou l'incrédulité à l'égard de Jésus que les hommes se classaient. Les chrétiens hellénistes formèrent un groupe dans iElîa, sous la présidence d'un certain Marcus. Jusque-là, ce qu'on appelait l'Eglise de Jérusalem n'avait eu aucun prêtre qui ne fût circoncis ; bien plus, par condescendance pour le vieux noyau juif, presque tous les fidèles de cette Église joignaient l'observation de la Loi à la foi en Jésus *. Désormais l'Eglise de Jérusalem est uniquement hellénique; ses évêques sont tous des Érrec^^ comme l'on disait'. Mais celte
1. Sulp. Sévère, II, 34; Orose, VII, 43. (V. Bernays, Ueber die Chron, des Sulp. Sev., p. 58, note 77.)