Voir surtout Ruben
par de pressantes objurgations contre les juifs % le livre était fait pour , édifier de pieux fidèles; mais le temps des grands succès en fait de fraudes canoniques était passé; déjà une haie assez forte entourait le volume sacré et empêchait d'y insérer furtivement des compositions nouvelles. Le livre ne fut reçu que dans des fractions très-restreinles de l'Église ^ Cependant, comme il était tout à fait chrétien et antijuif, il ne participa point à la réprobation dont l'Église grecque frappa la littérature juive apocryphe et judéo-chrétienne. On continua de le copier, et l'original grec se conserva en un bon nombre de manuscrits \
Un bien plus précieux défenseur que l'Église acquit vers le temps où nous sommes * fut le philosophe Justin, de Néapolis^ en Samarie. Son père Priscus ou son grand-père Bacchius appartenaient sans doute à
i. Voir surtout Lévi, 14.
2. Origèue, Homélie XV sur Josué, 3; Stichométrie de Nicéphore (Creduer, p. 243). Les Arméniens du moyen âge l'admettaient parmi les livres deutéro-canoniques. Vartan Vartabed , dans Joum, asiatique, févr.-mars 4867, p. 193.
3. Il ne fut connu de l'Occident qu'au moyen âge par les soins de Robert Grosse -Tôte, évêque de Lincoln. Matth, Paris, aux années 1*242 et 4 252.
4. Justin, ApoL I, 31 ; Dial., 1 ; Épiphane, h»r. xlvi, \ (texte fautif); Eusèbe, H, £., IV, viii, 3; Zonaras, XI, 24; XII, 1.