‹ L'Antechrist (volume 5)Chapitre 188 sur 373 · Voir les Évangiles, p. 49 et suiv · texte numérisé non relu

Voir les Évangiles, p. 49 et suiv

3. Nesara, nom des chrétiens chez tous les peuples arabes et musulmans.

4. Voir surtout Épiphane, haer. xxx, 3. Cf. les Évangiles, p. 460 et suivantes.

2S6 ORIGINES DU CHRISTIANISME. [An 135J.

Si Tislamisme substitue la kibla de la Mecque à celle de Jérusalem \ il rend d'un autre côté les plus grand» honneurs à remplacement du temple; la mosquée d'Omar s'élève sur la place souillée par les chrétiens. Omar travailla lui-même à enlever les ordures, et le monothéisme pur rebâtit sa forteresse sur le mont Moria*. On dit souvent que Mahomet fut un arien ; cela n'est point exact. Mahomet fut un nazaréen, un judéo-chrétien. Le monothéisme sémitique reprit par lui ses droits et se vengea des complications mytholpgiques et polythéistes, que le génie grec avait introduites dans la théologie des premiers disciples de Jésus.

Il y eut un côté par lequel les ébionites hébreux eurent de l'importance dans le travail littéraire de l'Eglise universelle. L'étude de l'hébreu biblique, sî négligée dans les Eglises de Paul, continua de fleurir parmi eux. De leur sein ou du sein de sectes très-voisines sortirent les célèbres traducteurs, Sym-

4. Mahomet paraît avoir hésité pour la kibla entre Jérusalem, rOrient et la Caaba de la Mecque.

2. Théophane, Chronogr,, p. 28i, Paris; Eutychius, Ann., H, p. 284 et suiv, 364, Oxford; Guillaume de Tyr, I, 2; VIII, 3; Modjir-eddin, p. 35, 42, édit. Sauvaire, et dans les Fundgruben des Orients, V, p. i6i, i62. II paraît qu'Abdelmélik, en bâtissant la mosquée, eut l'idée de l'opposer comme lieu de pèlerinage central à la Mecque.

[Ani^] L*ÉGLISB CHRÉTIENNE. à;S7

maque, Théodotion. On présente ces personnages

tantôt comme des ébionites, tantôt comme des sama-

ritains,toujours comme des prosélytes, des transfuges,

des hérétiques judaîsants\ Les controverses sur les

prophéties messianiques, notamment sur Valmay la

prétendue vierge-mère d'Isaïe, ramenaient à l'élude

du texte*. L'Évangile hébreu et son frère, légèrement

adultéré, l'Évangile de Matthieu, avec ses légendes

au début et ses généalogies, étaient un autre objet

de polémique ^ Symmaque surtout paraît avoir été

dans ces Eglises lointaines un docteur universellement respecté * .

C'est dans des conditions peu différentes de celles qui viennent d'être décrites que se fit aussi, à ce qu'il semble, la version syriaque, dite Peschito^ de l'Ancien Testament. Selon les uns, elle aurait eu

4. Irénée, m, xxi, i ; Eusèbe, H. E., VI, M\ Démonstr., VII, ^ ; Théodoret, Hœr,,fab., Il, i , 2; saint Jérôme, De viris ill., 54; Ép. 89 (74), ad August ; Prîef. in Dan., in Esdram, in Job; hi HabacuCj m; In Ruf„ II, coi. 423 et suiv., Mart.; Épifih., De mens.j^Q, 17; S^nojose d'Athan., 77, 0pp., II, p. 20J; Assémani, Bibl.or., Il, 278 et suiv.; III, I'*part., 47. Selon d'autres donnée», cependant (Épiph., De mens.j 47), Théodotion viendrait do l'école de Marcion.

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