Lucien, Alex.j
3. Ibid., §§ 45, 46, 47; Apulée, ApoL, entière. Voir surtout les fragments des traités d'Elien, sur la Providence et sur les Apparitions divines, fragm., 10, 89, édit. Hercher.
4. Voir, en particulier, Minucius Félix, Firmicus Matemus, Arnobe. Comp. le Misopogon de Julien, p, 89, 90, 95.
[An 138] L'ÉGLISE CHRÉTIENNE. 311
ries de tous les gens d'esprit et de bon sens; les chrétiens applaudissaient à ces persiflages \ Un fait curieux est celui de cet Œnomaûs de Gadare, philosophe cynique, qui, ayant été trompé par un faux oracle, se prit de mauvaise humeur et se vengea par un livre intitulé : les Fourbes dévoilés^ où il ridiculisait agréablement comme une imposture la superstition dont un moment il avait été dupe. Ce livre fut accueilli avec empressement par les chrétiens et par les juifs. Eusèbe l'a inséré tout entier dans sa Préparation évangélique ^ , et les juifs paraissent avoir mis l'auteur sur le même pied que Balaam, dans la classe des apologistes involontaires d'Israël et des apôtres parmi les païens '.
Les chrétiens et les stoïciens, en réalité beaucoup plus ressemblants entre eux que les chrétiens et les épicuriens, ne sont jamais comparés, jamais confondus*. Les stoïciens n'affichaient pas de marques