Tertullien, Ad Scap., 5; Justin, Apol, II
3. Voir surtout la Mort de Peregrinus de Lucien. Ci-après, p. 464 et suiv.
4. Lucien, Peregr., 45, 36, 44. Comparez xà rikn twv xuvwv (36) à ol ev TgXei xpi<rnavwv (42), signifiant le clergé.
[An 1381 L'ÉGLISE CHRÉTIENNE. 313
une mission du ciel pour prêcher et donner des conseils, mission exigeant le célibat et un parfait renoncement*. Chrétiens et cyniques excitaient chez les esprits modérés la même antipathie, à cause de leur commun mépris de la mort. Celse reproche à Jésus, comme Lucien reproche à Peregrinus, d'avoir répandu cette erreur funeste*. « Que deviendra la société, se disait-on, si cet esprit l'emporte, si les scélérats se mettent à rie plus craindre le supplice ^ ! » Mais l'immoralité, la grossière impudence des cyniques ne permettaient une telle confusion qu'à des observateurs bien superficiels. Rien de ce qu'on sait des cyniques n'autorise à croire qu'ils aient été aujre chose que des poseurs et de vilaines gens*.
Il n'est pas douteux que, dans un très-grand nombre de cas, la provocation ne soit venue des martyrs. Mais la société civile a tort de se laisser
1. Lire le très-curieux chapitre d*Épictète sur le parfait cynique (Arrien, Diss.^ III, xxii; cf. IV, vu, 30 et suiv.). On croirait lire un traité chrétien sur le ministère pastoral, ou une lettre adressée, vers 4230, à uq jeuae clerc voulant se faire franciscain.