Sim. IX
41S ORIGINES DU CHRISTIANISME. [An 152]
comme un géante Plus souvent encore, il l'identifie avec le Saint-Esprit % source de tous les dons ^ Comme les gnostiques, Hermas joue avec les abstractions. A d'autres moments, le Fils de Dieu, c'est la loi prêchée dans toute la terre*. Les morts reçurent le sceau du Fils de Dieu, le baptême, quand les apôtres et les prédicateurs chrétiens, après leur mort, descendirent aux enfers et baptisèrent les morts*.
Une parabole explique cette christologie singulière % et lui donne beaucoup d'analogie avec celle qui constitua plus tard l'arianisme. Un maître (Dieu) plante, dans un coin de sa propriété (le monde), une vigne (le cercle des élus) . Partant pour un voyage, il la confie à un serviteur (Jésus), qui la soigne à merveille, arrache les mauvaises herbes (eflace les péchés des fidèles), se donne une peine extrême (allusion aux souffrances de Jésus). Le maître, ravi de joie à son retour (au jour du jugement), convoque son fils unique et ses amis (le Saint-Esprit et les anges), et leur communique l'idée qu'il a d'associer ce serviteur comme fils adoptif aux privilèges