Eusèbe, H,E,, III, 37; V
2. Méliton, dans Eusèbe, H, E., IV, xxvi, 3, 5, etc.; Polycrate^ dans Eus., H, E., V, ch. xxv (notez le nombre des évêques qua~ lifiés martyrs). Cf. Eusèbe, H, E.^ V, xix, 3.
3. Anonyme contre les cataphryges, cité par Eus., V, xvi, 12, 20, 21, 22; Apollonius, dans Eus., V, xviii, 5, 6 et suiv.; Eusèbe, De mart, PaL, x, 2 ; Actes de saint Pione, \ \ {Acla siric.j p. 4 45) ; Conc. de Laodicée, ch. ix, etc. Voir ci-dessus, p. 355, et, dans notre livre VII, les chapitres consacrés au montanisme*.
[An 453] L'ÉGLISE CHRÉTIENNE. 435
ceux-ci pour rabaisser les martyrs de leurs rivaux*. Les divisions duraient jusqu'à la mort. On voyait des confesseurs expirant pour lé même Christ se tourner le dos et éviter tout ce qui pouvait ressembler à une marque de communion. Deux martyrs nés à Euménie, Caïus et Alexandre, qui furent suppliciés à Apamée Kibotos, prirent jusqu'au bout les précautions les plus minutieuses pour qu'on ne crût pas qu'ils adhéraient aux inspirations de Montan et de ses femmes*. Cela nous choque, mais il faut se souvenir que, selon les opinions du temps, les dernières paroles et les derniers actes des martyrs avaient une haute portée. On les consultait sur les questions d'orthodoxie; du fond de leurscachots, ils réconciliaient les dissidents,|donnaient des billets d'absolution \ On les regardait comme chargés dans l'Église d'un rôjé de pacificateurs et d'une sorte de mission doctrinale*.
Loin de nuire à la propagande, ces diversités y servaient. Les Eglises étaient riches, nombreuses. L'épiscopat, nulle part ailleurs, ne comptait autant d'hommes capables, modérés, courageux. On citait