Eusèbe, H. E,, IV, xxvi
5. Polycr., dans Eus., H. E., V, xxiv, 6. V. ci-dessus, p. 84.
6. Une telle idée n'était point rare. Justin, Apol., I, 29; Philosophum.j IX, 42. Cf. Matth., xix, 42, et saint Jérôme sur ce passage. Le mot lùvooxia, cependant, s'emploie aussi pour la chasteté de rhomme : Athénagore, 33; Clém. d'Alex., Strom.y lll^ 42.
7. Lire son De veritate^ conservé en syriaque, dans le Spicil. syr* de Cureton, ou dans le Spicil, Solesm. de Pitra, t. I.
[An 153] L'ÉGLISE CHRÉTIENNE. 437
apocalyptiques, il paraît s'être rapproché de Papias. — Miltiade, de son côté, fut un laborieux écrivain, un polémiste zélé, qui lutta contre les païens, contre les juifs^ contre les montanistes, contre les prophéties des extatiques, et fit une apologie de la philosophie chrétienne, adressée aux autorités romaines ^
Le vieux Polycarpe, surtout, jouissait à Smyrne d'une haute autorité ^ Il était plus qu'octogénaire, et il semble qu'on le regardait comme ayant hérité de la longévité de l'apôtre Jean; on lui accordait le don de prophétie ; on prétendait que toute parole de lui avait son plein effet \ Lui-même vivait dans la croyance que le monde est rempli de visions et de présages \ Nuit et jour, il priait, embrassant dans sa prière les besoins du monde entier ^ Comme tous admettaient qu'il avait vécu plusieurs années avec l'apôtre Jean, on croyait {posséder encore en lui le
4. Eus., H, E,^ V, ch. xvn; saint Jérôme, De virls ilL, 39; Tertullien, In Val.j 5. ^
2. Irénée, lettre à Florin, dans Eusèbe, H. E.j V, 20; le même, lettre à Victor, dans Eus., H, E., V, xxiv, 46; le même, Adv, hœr., III, in, 4 (Eus., IV, \ 4); traité de XOgdoade, Eus., H.E,, V, XX, 4; Polycrate, dans Eus., V, xxiv, 3; saint Jér., De viris ill.j 47. Cf. V Antéchrist^ p. 564 etsuiv.