Évang, selon Thomas, ch, 7 (Tisch., p
4. Comparez Évang. selon Thomas, ch. 6 et 44 (Tisch., p. XXXIX, 438 et suiv., 452 et suiv., 462 et suiv.), avec Iiénée, I, XX, 4 et 2; Philosopha, VI, 42; Épiph., haer. xxxiv, 4.
[An 160] L*ÉGLISE CHRÉTIENNE. 515
naassènes^ et les manichéens S en se l'appropriant, le répandirent dans toute l'Asie. L'inepte Évangile oriental connu sous le nom d'Evangile de l'enfance, mis en vogue surtout par les nestoriens de Perse, n'est, en effet, qu'un développement de l'Évangile selon Thomas ^ Il passa dans tout l'Orient pour l'ouvrage de Pierre et pour l'Evangile par excellence. Si l'Inde connut quelque Évangile, ce fut celui-là. Si le krichnaïsme renferme quelque élément chrétien, c'est par là qu'il est venu. Le Jésus dont Mahomet entendit parler est celui de ces Evangiles puérils, un Jésus fantastique, un spectre, prouvant sa nature surhumaine par une extravagante thaumaturgie *•
La Passion de Jésus tendait aussi à se développer en un cycle de légendes. Les prétendus Actes de Pilate * furent le cadre dont on se servit pour grou-