Ihid.y p
5. Ibid., p. 43-44, 419-420. Cf. Homélies pseudo-clém., ii. M,
[An 161] L'ÉGLISE CHRÉTIENNE. 539
le Magicien ne sont peut-être pas aussi fabuleux qu'ils le paraissent. En tout cas, cette association des deux pires ennemis que le christianisme naissant ait rencontrés était bien conforme à l'esprit du temps et au goût de la poésie apocalyptique en général. Dans V Ascension d'isaïe, Béliar est Satan, et Satan s'incarne en quelque sorte dans un roi meurtrier de sa mère, qui régnera sur le monde pour y établir l'empire du mal \ L'auteur du rqman pseudo-clémentin croit que Simon reparaîtra en Antéchrist à la fin des temps ^ Au m^ siècle, un trouble plus grand encore s'introduit dans cet ordre d'idées bizarres \ On reconnaît deux Antéchrist, l'un pour l'Orient, l'autre pour l'Occident, Néron et Bélial. Plus tard, Néron finit par devenir, aux yeux des chrétiens, le Christ des juifs*. Les supputations des semaines de Daniel venaient (compliquer ces chimères. Saint Hippolyte, du temps des Sévères, y est plongé tout entier*. Un certain Juda prouvait par Daniel que la fin du monde allait venir