Clém. d'Alex., Qmis ddves salv,j
3. Tit., 1, 5; I Tira., v, 22; Clément d'Alexandrie, Quis dives salv., 42.
94 ORIGINES DU CHRISTIANISME. [An i27J
ce furent les anciens qui choisirent parmi eux leur président et le soumirent à l'acclamation du peuple*. Comme ce choix ne se faisait jamais sans que Ton eût préalablement consulté l'opinion, l'acclamation ou plutôt le vote par main levée * n'était en fait qu'une formalité ; mais elle suffisait pour conserver le souvenir de l'idéal évangélique, d'après lequel l'esprit de Jésus résidait essentiellement dans la communauté ^ L'élection des diacres était également à deux degrés. La désignation se faisait par l'évêque; mais l'approbation de la communauté était nécessaire pour que le choix fût validé *. Une loi générale de l'Eglise est que l'inférieur n'y a jamais nommé son supérieur. Voilà ce qui donne encore aujourd'hui à l'Eglise, au milieu de la tendance toute contraire de la démocratie moderne, une si grande force de réaction.
C'est dans les Eglises de Paul que ce mouve* ment vers la hiérarchie et l'épiscopat était particuliè-
i. Clém. Rom., Epist, I, c. 44.
2. XsipoTovta. Dans Act., xiv, 23, et dans II Cor., vm, 19, comme du reste dans beaucoup de passages des classiques grecs, •/.eipoTovetv a, par extension, le sens de « choisir », sans impliquer la participation d'une foule levant les mains. Comparez ConstU. aposLj vu, 31.