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[An 127] L'ÉGLISE CHRÉTIENNE. 105
exemple, comptent pour peu de chose. On sent Tinfluence de saint Paul, une sorte de sobriété dans le mysticisme et, au travers des plus étranges aberrations de la foi au surnaturel, un grand fond de droiture et de sincérité.
La composition des épîtres à Timothée et à Tite coïncida vraisemblablement avec ce qu'on peut appeler l'édition des épîtres de Paul. Ces lettres avaient été jusque-là éparses, chaque Église gardant celles qui lui étaient adressées; plusieurs s'étaient déjà, perdues. Vers le temps où nous sommes, il s'en fit un recueil S dans le corps duquel on inséra les trois petits écrits que l'on regardait comme un complément nécessaire de l'œuvre de Paul. L'édition dut se faire à Rohie *. L'ordre établi par ces premiers éditeurs fut toujours conservé dans la suite. On fit deux catégories : les lettres adressées à des Eglises et les lettres adressées à des particuliers'. Dans chacune de ces catégories, on rangea les pièces par ordre de longueur*,