Hebr., ii
5. Hebr., v, 11-12; vi, 11-12; x, 24-23; xiii entier. ' \ Hebr., xiii, 19-24.
INTRODUCTION. xvii
indique un homme important, un des personnages qui figurent dans Thistoire apostolique et dont le nom est célèbre.
Tout cela néanmoins ne suffit pas pour se prononcer avec certitude sur l'auteur de notre épître. On l'a attribuée avec plus ou moins de vraisemblance à Barnabe, à Luc, à Silas, à Apollos, à Clément Romain. L'attribution à Barnabe est la plus vraisemblable. Elle a pour elle l'autorité de Tertullien S qui présente le fait comme reconnu de tous. Elle a surtout pour elle cette circonstance que pas un seul des traits particuliers que présente l'épître ne contredit une telle hypothèse. Barnabe était un helléniste chypriote, à la fois lié avec Paul et indépendant de Paul. Barnabe était connu de tous, estimé de tous. On conçoit, enfin, dans cette hypothèse que l'épître ait été attribuée à Paul : ce fut, en effet, le sort de Barnabe d'être toujours perdu en quelque sorte dans les
\. De pudicitia, 20. « Exstat enim et Barnabœ titulus ad Ilebraeos. » Ces mois prouvent que le manuscrit dont se servait Tertullien offrait en tête de l'épître le nom de Barnabe. Cf. saint Jérôme, De viris ill.j 5. C'est à tort qu'on a présenté rasserlion de Tertullien comme une conjecture personnelle, mise en avant pour renforcer l'autorité d'un écrit qui servait ses idées montanistes. Sur l'argument tiré de la stichométrie du Codex claromoîitanuSj voyez Saint Paul^, p. liii-liv, note. L'épître d'ordinaire attribuée à saint Barnabe est un ouvrage apocryphe, écrit
vers l'an 1 1 0 après J.-C.
iviii L'ANTECHRIST.
rayons de la gloire du grand apôtre, et si Barnabe a composé quelque écrit, comme cela paraît bien probable, c'est parmi les œuvres de Paul qu'il est naturel de chercher les pages sorties de lui. **
La détermination de l'Eglise destinataire peut être faite avec assez de vraisemblance. Les circonstances que nous avons énumérées ne laissent guère de choix qu'entre rÉglise de Rome et celle de Jérusalem *. Le titre npoç *Egpaiou; fait d'abord songer à l'Église de Jérusalem *. Mais il est impossible de s'arrêter à une telle pensée. Des passages comme v, ll-H; VI, 11-12, et même vi, 10 % sont des non-sens, si on les suppose adressés par un élève des apôtres à cette Église mère, source de tout enseignement. Ce qui est dit de Timothée * ne se conçoit pas mieux ; des personnes aussi engagées que l'auteur et que
1. C'est bien gratuitement qu'on a pensé à l'Église d'Alexandrie. D'abord, i' n'est pas prouvé qu'Alexandrie eût déjà une Église vers l'an 66. Cette Église, en tout cas, si elle existait, n'eut aucun rapport avec l'école de Paul; elle ne devait pas connaître Timothée. Les passages v, 4 2; x, 32 et suiv., et bien d'autres encore, ne conviendraient pas à une telle Église.
2. Comp. Act.^ VI, 1; Irénée, Adv. hœr., III, i, \ ; Eusébe, Hist. eccL, III, 24, 25.
3. AtaxGvEtv ToT; à-yîotç (cf. Surtout Rom., xv, 25) s'applique aux devoirs de toutes les Églises envers l'Église de Jérusalem, et n» convient pas bien à l'Église de Jérusalem,