Act., xxviii, 21 et suiv
2. La population juive de Rome pouvait être de vingt ou trente mille âmes, en comptant les femmes et les enfants. Jos., Ant., XVII, XI, 4 ; XVIII, m, 5 ; Tacite, Ann., II, 85. Le passage célèbre du Pro Flacco suppose à peu près le même chiffre.
8 ORIGINES DU CHRISTIANISME. [An 61]
trouver. Il leur présenta sa situation sous le jour le plus favorable, protesta qu'il n'avait rien fait et ne voulait rien faire contre sa nation, qu'il s'agissait de l'espérance d'Israël, c'est-à-dire de la foi en la résurrection. Les juifs lui répondirent qu'ils n'avaient jamais entendu parler de lui, ni reçu de lettre de Judée à son sujet, et exprimèrent le désir de l'entendre exposer lui-môme ses opinions. « Car, ajoutèrent-ils, nous avons ouï dire que la secte dont tu parles provoque partout de vives contradictions. » On fixa l'heure de la discussion, et un assez grand nombie de juifs se réunirent dans la petite chambre occupée par l'apôtre pour l'entendre. La conférence dura une journée presque entière ; Paul énuméra tous les textes de Moïse et des prophètes qui prouvaient, selon lui, que Jésus était le Messie. Quelques-uns crurent; le plus grand nombre resta incrédule. Les juifs de Rome se piquaient d'une très-exacte observance*. Ce n'est pas là que Paul pouvait avoir beaucoup de succès. On se sépara en grand discord; Paul, mécontent, cita un passage d'Isaïe% très-familier aux prédicateurs chrétiens % sur l'aveuglement volontaire