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Daniel, vu, 7; Apoc, v

[An 69] L'ANTECHRIST. 407

et dont la queue, balayant le ciel, entraîne le tiers des étoiles et les jette sur la terre ^ C'est Satan sous les traits de la plus puissante de ses incarnations, l'empire romain : le rouge figure la pourpre impériale; les sept têtes couronnées sont les sept Césars qui ont régné jusqu'au moment où écrit l'auteur : Jules César % Auguste, Tibère, Caligula, Claude, Néron, Oalba ^ ; les dix cornes sont les dix proconsuls qui gouveriient les provinces *. Le Dragon épie la naissance de l'enfant pour le dévorer. La

1 Comp. Daniel, viii, 10.

2. Jutes César est toujours compté par Josèphe comme empereur. Auguste est pour Jui te second, Tibère le troisième, Caïus te quatrième (Jos., Ant., XVIII, ii, 2; vi, 10). Il en est de même dans le 4'' livre d'Esdras, xi, 12 et suiv. (la deuxième aile, xi, 17, •est notoirement Auguste) . Suétone, Aurélius Victor, Julien {Cœs., p. 308 et suiv., Sp.) comptent de môme. Saint Béat (viii* siècle) ne connaît pas d'autre calcul : Usque in tempus quo hœc Joanni revelata sunt, quinque reges ceciderunt; sextus fuit Nero, sub -quo hœc vidit in exilio (p. 498 de l'édition rarissime de Florez; cf. Didot, Des apoc. fig., p. 77). Béat enseigne ailleurs (p. 438) une autre doctrine; ces contradictions viennent peut-être de ce qu'il copiait des auteurs plus anciens, qui n'étaient pas d'accord entre eux.

3. C'est l'auteur de l'Apocalypse lui-même qui, plus loin (xvii, 10), nous donne cette explication.

4. Voir ci-après, p. 433, et Apoc.,xvi, 14; xvii, 12; xix, 19. L'image est empruntée à Dan., vu, 7, 24. L'auteur de l'Apocalypse croit voir l'empire rom'\in dans la quatrième bête de Daniel, qui «st en réalité l'empire des Grecs.

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femme met au monde un fils destiné « h gouverner les nations avec une verge de fer », trait caractéristique du Messie \ L'enfant (Jésus) est enlevé au ciel par Dieu*; Dieu le place à côté de lui sur son trône. La femme s'enfuit au désert, où Dieu lui a préparé une retraite pour douze cent soixante jours» C'est ici une allusion évidente soit à la fuite de l'Église de Jérusalem et à la paix dont elle doit jouir dans les murs de Pella durant les trois anset demi qui restent jusqu'à la fin du monde, soit à l'asile que trouvèrent les chrétiens judaïsants et quelques apôtres dans la province d'Asie. L'image de « désert » convient mieux à la première explication qu'à la seconde. Pella, au delà du Jourdain était un pays paisible, voisin des déserts d'Arabie, et où le bruit de la guerre n'arrivait presque pas» Alors a lieu dans le ciel un grand combat. Jusquelà Satan, le katigor ^ le critique malveillant de la création, avait ses entrées dans la cour divine. Il en profitait, selon une vieille habitude qu'il n'avait pas

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