‹ L'AntechristChapitre 330 sur 397 · Isaïe, Lxi · texte numérisé non relu

Isaïe, Lxi

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les morts qui n'ont pas eu part à la première résurrection ne vivent pas; ils attendent. Les participants du premier royaume sont donc des privilégiés ; outre l'éternité dans l'infini, ils auront le millenium sur la terre avec Jésus ; aucune mort ne les atteindra plus. Quand les mille ans seront accomplis, Satan sera délivré de sa prison pour quelque temps. Le mal recommencera sur la terre. Satan déchaîné égarera de nouveau les nations , les poussera d'un bout à l'autre du monde à des guerres épouvantables; Gog et Magog (personnifications mythiques des invasions barbares ^) conduiront au combat des armées plus nombreuses que le sable de la mer. L'Église sera comme noyée dans ce déluge. Les barbares assiégeront le camp des saints, la cité aimée,

\, Ce mythe vient d'Ézéchiel, ch. xxxviii et xxxix. Chez certaines tribus parlant l'ossète, Gogh « montagne » et Mughogh « la grande montagne » désignent deux massifs du Caucase. On appliqua ensuite ces deux mots aux populations scythiques de la mer Noire et de la mer Caspienne. Dans Ézéchiel (xxxviii et xxxix), ils personnifient l'invasion scythique ou barbare en général. Comparez Coran, xviii, 94 et suiv.; xxi, 96. L'application messianique de ce mythe géographique commence à poindre dans les vers sibyllins (III, 319, 512); elle est bien plus expresse dans le Targum du Pseudo-Jonathan, Lévitique, xxvi, 44; Nombres, XI, tt (ou Targ. de Jérus., mômes endroits). Cf. Talm. de Bab., Sanhédrin, 94 a, 97 b; Abocla zara, \ b. V. Ze?'',schrift derd. m. G., 1867, p. o7o.

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c'est-à-dire cette Jérusalem, terrestre encore, mais toute sainte, où sont les fidèles amis de Jésus; le feu du ciel tombera sur eux et les dévorera. Alors Satan, qui les avait séduits, sera jeté dans l'étang de soufre enflammé, où sont déjà la Bête (Néron) et le Faux Prophète (?) , et où tous ces maudits vont désormais être tourmentés nuit et jour dans les siècles des siècles.

La création a maintenant accompli sa tâche; il ne reste plus qu'à procéder au dernier jugement*. Un trône éclatant de lumière apparaît, et sur ce trône le juge suprême. A sa vue, le ciel et la terre s'enfuient; il n'y a plus nulle part de place pour eux. Les morts grands et petits ressuscitent. La Mort «t le Scheol rendent leurs proies; la mer de son côté rend les noyés qui, dévorés par elle, ne sont pas descendus régulièrement dans le ScheoP. Tous comparaissent devant le trône. On apporte les grands livres, où est tenu le compte rigoureux des actions de chaque homme ^ ; on ouvre aussi un autre livre, le « livre de vie », où sont écrits les noms des pré-

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