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Ceci s'applique surtout aux juifs d'Orien

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iatelligence secondaire, Vespasien se trouva ainsi désigné. ïitas, âgé de vingt-huit ans, relevait d'ailleurs par son mérite, son adresse, son activité, ce que le talent de son père avait d'un peu obscur. Après la mort d'Othon, les légions d'Orient ne prêtèrent qu'à regret le serment à Vitellius. L'insolence des soldats de Germanie les révoltait. On leur avait fait croire que Vitellius voulait envoyer ses légions favorites en Syrie et transporter sur les bords du Rhin les légions de Syrie, aimées dans le pays, et que beaucoup d'alliances y avaient attachées.

Néron, d'ailleurs, quoique mort, continuait de tenir le dé des choses humaines, et la fable de sa résurrection n'était pas sans avoir quelque vérité comme métaphore. Son parti lui survivait. Vitellius, après Othon, se posait, à la grande joie du petit peuple, en admirateur déclaré, en imitateur, en vengeur de Néron. Il protestait que, à son avis, Néron avait donné le modèle du bon gouvernement de la république. Il lui fit faire des funérailles magnifiques, ordonna de jouer ses morceaux de musique, et, à la première note, se leva transporté, pour donner le signal des applaudissements ^ Les personnes sensées

4. Tacite, Hist., II, 71, 95; Suétone, Vit., 11; Dion Cassius, LXV, 4, 7. S'il était permis d'admettre dans l'Apocalypse des retouches post eventum, on pourrait supposer que les versets 1 i.

et honnêtes, fatiguées de ces misérables parodies d'un règne abhorré , voulaient une forte réaction contre Néron, contre ses hommes, contre ses bâtiments; elles réclamaient surtout la réhabilitation des nobles victimes de la tyrannie. On savait que les Flavius joueraient consciencieusement ce rôle. Enfin, tes princes indigènes de Syrie se prononçaient fortement pour un chef dans lequel ils voyaient un protecteur contre le fanatisme des Juifs révoltés. Agrippa II et Bérénice, sa sœur, étaient corps e\ âme aux deux généraux romains. Bérénice, bien qu'âgée de quarante ans, gagnait Titus par des secrets contre lesquels un jeune homme ambitieux, travailleur, étranger au grand monde, uniquement préoccupé jusque-là de son avancement, ne sut pas se mettre en garde; elle s'empara même du vieux Vespasien par ses amabilités et ses cadeaux. Les deux chefs roturiers, jusque-là pauvres et simples, furent séduits par le charme aristocratique d'une femme admirablement belle S et par les dehors d'un monde

13 du chapitre xvii se rapportent à ces tentatives des généraux pour rétablir le régime néronien. J'ai fait beaucoup d'essais pour voir si Othon ne serait pas la seconde Bête ou le Faux Prophète. Les versets xiii, 12, 16-17, s'expliqueraient très-bien dans cette hypothèse ; mais les versets 1 3-1 5 résistent à une telle interprétation. 1. Bustes, au musée de Naples, et aux Uffizj de Florence, »• 312 (conjecture).

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brillant qu'ils ne connaissaient pas. La passion que Titus conçut pour Bérénice ne nuisit en rien à ses affaires; tout indique, au contraire, qu'il trouva dans cette femme rompue aux intrigues de l'Orient un agent des plus utiles. Grâce à elle, les petits rois d'Émèse, de Sophène, de Gomagène, tous parents ou alliés des Hérodes, et plus ou moins convertis au judaïsme S furent acquis au complot *. Le juif renégat Tibère Alexandre , préfet de TÉgypte, y entra pleinement ^ Les Parthes mêmes se déclarèrent prêts à le soutenir *.

Ge qu'il y a de plus extraordinaire, c'est que les Juifs modérés tels que Josèphe y adhérèrent aussi, et voulurent à toute force appliquer au général romain les idées qui les préoccupaient. Nous avons vu que l'entourage juif de Néron avait réussi à lui persuader que , détrôné à Rome , il trouverait à Jérusalem un nouveau royaume, qui ferait de lui le plus grand potentat de la terrée Josèphe prétend que, dès l'an 67, au moment où il fut fait prisonnier par les

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