‹ L'AntechristChapitre 47 sur 397 · I Pétri, v, 13. Comp. Apocal., xiv-xviii; Carm. sibyll · texte numérisé non relu

I Pétri, v, 13. Comp. Apocal., xiv-xviii; Carm. sibyll

4. C'est ainsi qvCÉdo?n servit à désigner Rome et fempira romain. V. Buxtorf, Lex. chald., talm., rabb., au mot DMi^, Il en fut de même du nom de Cuthéen, appliqué aux Samaritainset en général aux gentils.

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passait pour le résumé de leur doctrine*. Leur mélancolie apparente était une injure à « la félicité du siècle » ; leur croyance à la fin du monde contrariait l'optimisme officiel, selon lequel tout renaissait. Les signes de répulsion qu'ils faisaient en passant devant les temples donnaient l'idée qu'ils ne songeaient qu'à les brûler \ Ces vieux sanctuaires de la religion romaine étaient extrêmement chers aux patriotes; les insulter, c'était insulter Évandre, Numa, les ancêtres du peuple romain, les trophées de ses victoires ^ On chargeait les chrétiens de tous les méfaits; leur culte passait pour une superstition sombre, funeste à l'empire; mille récits atroces ou honteux circulaient sur leur compte ; les hommes les plus éclairés y croyaient et regardaient ceux qu'on désignait ainsi à leur haine comme capables de tous les crimes.

Les nouveaux sectaires ne gagnaient guère d'adhérents que dans les basses classes; les gens bien élevés évitaient de prononcer leur nom, ou, quand ils y étaient obligés, s'excusaient presque*; mais, dans

r Tacite, Ann., XV, 44 (cf. HisL, V, 5) ; Suétone, Néron, 16.

2. Cf. I Pétri, iv, 4. « Pessimus quisque, spretis religionibus patriis... » Tacite, Hist., V, 5.

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