Act.,\x
3. 4° Le Canon dit de Muratori, pièce de la seconde moitié du II* siècle et écrite à Rome, en parle comme d'une chose bien connue (lignes 37-38; voir la lecture de Laurent, Neulest. Stud., p. 108-14 0, 200). — 2° La première épître de Clément Romain (ch. 5) dit que Paul a prêché i-nl rh xi^\t.y. tt; ^ûasw;, expression peu naturelle pour désigner Rome, dans un écrit composé à Rome. Il est vrai que, dans l'épître apocryphe de Clément à Jacques, qui est en tête des Homélies, et qui, elle aussi, a été écrite à Rome, des expressions plus fortes encore sont employées à propgs de Pierre, qui pourtant, de l'aveu de l'auteur, n'avait été que jusqu'à Rome (ch. 1). Ajoutons que saint Paul, Rom., xvi, Î6, affirme que le mystère de Christ a été révélé tl% T.d^-oi. Ta Iôvyi, quoique lui-mêï avoue dans la même épître qu'il n'a prêché que jusqu'en lilyi (xv, 19), expression qui doit même être restreinte d'après IICor;j X, 14, 16, oià il dit qu'il n'a pas prêché au delà d'eux. — 3° partisan de Paul qui a composé la deuxième épître à Timotli^ croyait qu'après sa sortie de prison, Paul compléta sa mis9i< apostolique en visitant les pays qui lui manquaient pour avoil
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ïiciute signification dogmatique ; il y tenait beaucoup \ Il s'agissait de pouvoir dire que la bonne nouvelle avait touché l'extrémité de l'Occident, de prouver que rÉvangile était accompli, puisqu'il avait été entendu au bout du monde ^ Cette façon d'exagérer un peu rétendue de ses voyages était familière à PauP. L'idée générale des fidèles était qu'avant l'apparition du Christ, le royaume de Dieu devait avoir été prêché partout*. D'après la manière de parler
évangélisé « toutes les nations » (iv, i7). Ces nouveaux voyages ne se firent pas du côté de l'Orient {Act., xx, 25). — Cf. saint Épiphane, haer. xxvii, 6; saint Athanaje, Epist. ad Draconlium, 0pp., t. f, l'-e partie, p. 265 (Paris, 1698); saint Jean Chrysostome, 0pp., t. Vn, p. 725; XT, p. 724 ; Théodoret, in Phil., i, 25, et in II Tim., iv, 17; Hippolyte de Thèbes, De duodecim apost. (dans Galiandi, Bibl. palruin, vol. XIV, p. 117). Tous ces passages prouvent peu de chose, car ils reposent non sur une tradition directe, mais sur une interprétation de Rom., xv, 28. Eusèbe ne veut rien savoir d'un tel épisode. En géiiéral, la tradition du voyage de Paul en Espagne a été frappée, dans l'opinion ecclésiastique du m' et du iv* siècle, d'une S()rte de défaveur, parce qu'on a préféré a priori la version d'après laquelle saint Paul mourait martyr avec saint Pierre à Rome, et que le voyage d'Espagne semblait contredire cette version.