‹ L'anthropologie criminelleChapitre 12 sur 119 · INDICE CÉPHALIQUE OU INDICE DE LA LARGEUR J · texte numérisé non relu

INDICE CÉPHALIQUE OU INDICE DE LA LARGEUR J

raux, qui influencent bien certainement les mensurations pratiquées entre les stéphanions. Ce sont là les deux seules exceptions qui établissent une différence entre nos moyennes et celle des autres observateurs ; il n'y a là rien de surprenant, lorsqu'on sait distinguer entre les criminalités, le plus souvent basses ou d'infériorité, mais quelquefois hautes ou comportant une certaine supériorité. Quant aux chiffres fournis par la colonne € meurtre comploté », sans doute, on pourrait chercher l'interprétation de la légère prédominance frontale qu'ils expriment, dans l'espèce de la criminalité, qui suppose le calcul et de longs raisonnements ; ils coïncident d'ailleurs avec des dimensions sous-normales de la courbe frontale médiane (Corre).

Indice céphaligue ou indice de largeur. — L'indice céphalique est le rapport du diamètre transverse maximum au diamètre antéro -postérieur maximum.

Il exprime la forme générale du crâne et constitue un des éléments essentiels de la différenciation des races humaines.

A. Retzius, qui Ta introduit en craniométrie (i 842) , en a fait la base d'une division des races humaines en deux grandes classes : celle des dolichocéphales ou à tête longue et celle des brachjrcéphales ou à tête courte, arrondie. A cette division, se rattachait toute une théorie ethnogénique qui, pendant longtemps, a régné sans conteste. La race brachycéphale (i) était considérée comme la race inférieure, la race primitive ; au début des temps historiques, une race supérieure, la dolichocéphale se serait mêlée à elle et lui aurait apporté l'agriculture, les métaux et les langues à flexion. La première, représentée aujourd'hui encore par les Finnois, les La-

(i) On supposait que leur cerveau ne recouvrait pas corn* plètement le cervelet .

3Ô INDICE CéPHALIQUB OU INDICE DB LA^LARGEUR

pons et les Basques, était autochtone. La seconde,

Fig. 5.

Tête de brachycéphale dudolmea de Meudon, proûi. (de Quatretages}/

Fig. 6.

Tête de dolichocéphale du dolmen de Meudon, profil, (de Quatrefages).

d'origine asiatique, aurait constitué les migrations

INDICE CéPHALIQUE OU INDICE DE LK LARGEUR 39

des légendaires Aryens ; d'elle, descendaient la plupart des populations européennes.

Cette théorie ne fut renversée que vingt ans après, lorsque Broca eut constaté l'existence de plus d'un tiers de brachycéphales parmi les Basques et les Parisiens et qu'il eut reconnu que, contrairement à

Fig. 7. Fig. 8.

Tête de brachycéphale du dolmen de Tête de dolichocéphale

Meudon, norma verticalis, du dolmen de Meudon, norma

(de Quatrefages). verticalis* (de Quatrefages.)

leur soi-disant infériorité, ces brachycéphales présentaient une capacité crânienne supérieure à celle des dolichocéphales.

D'ailleurs, la classification de Retzius fut trouvée insuffisante, et à sa division dichotomique, on substitua le groupement suivant :

( Dolichocéphales vrais au-

Dolichocéphales. \ dessous et jusqu'à 7^ <>/•

( Sous-dolichocéphales 75.01 à 77.77

Mésaticéphales 77.78^80

l Sous-brachycéphales 80.01 à 83. 3 3

Brachycéphales. \ Brachycéphales vrais au

( delàde 83.33

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