PENCHANT SEXUEL I
au jeu. Sur ^,287 meurtres ou attentats commis en Italie, on en compte 145 occasionnés par le jeu.
Les prostituées, écrit Parent du Chatelet, ont la passion des cartes ; le loto est leur jeu de prédilection.
Le faussaire Durand racontait à son médecin comment sa mère Tavait élevé dans lamour du jeu, où elle dépensait tout son avoir, t Quand elle avait perdu, nous mangions tristement notre pain sec . Si je suis ici,c*est pour avoir perdu mon honneur dans Tespoir de forcer la fortune rebelle. Pour moi, les cartes étaient des sirènes ; la vue d'un valet de cœur faisait sur mes sens une impression magique ; j'aimais mieux cela que le plus beau tableau. Dans Tardeur du jeu, si je posais la main sur ma poitrine, je sentais mon cœur battre d'anxiété. Le sort tournait-il contre moi? je m'enfonçais les ongles dans la chair vive, sans même m'en apercevoir. » En parlant ainsi, il montrait au médecin les misérables traces de cette fureur, qui l'avait conduit du berceau aux galères.
Amonr de l'orgie. — « Les plaisirs du jeu, delà table, de l'amour, ceux même de la vengeance, ne servent que'd'entr'acte àun plus grand, plus exclusif, celui de l'orgie (Lombroso)». L'orgie réunit tous les désordres, tous les débordements ; elle s'accomplit dans les réunions tapageuses, au milieu des cris, des chants bruyants. Toujours recherchée par le criminel-né, elle lui est particulièrement précieuse au lendemain de ses méfaits, parce qu'elle lui permet d'échapper à lui-même et d'étouffer la voix de sa conscience.
Pencliant sexuel. — Le penchant sexuel est généralement peu intense chez le criminel-né.
« J'ai entendu je ne sais combien de fois, dit Laurent (p. 364), des individus jeunes et vigoureux me dire qu'ils préféraient un verre de vin à une femme. »
En tous cas, l'amour du criminel-né revêt son