‹ L'anthropologieChapitre 109 sur 209 · INDICE NASAL · texte numérisé non relu

INDICE NASAL

les prolongements que l'appareil olfactif envoie dans l'épaisseur du maxillaire, du frontal et du sphénoïde sous le nom de sinus sont hors de cause, il ne s'agit que du squelette extérieur. Ce caractère rentre à quelques points de vue dansla catégorie de ceux établissant un passage deThommeau singe, maisplus encore dans ceux dont la raison d'être demeure sans explication ; tandis que les nègres d'Océanie sont inférieurs par la plupart de leurs caractères aux nègres d'Afrique, par celui-là ils leur sont supérieurs. Il vient à l'appui de ce que nous disions que les caractères les plus rationnels en craniométrie, comme l'angle facial, ne conduisent parfois à aucune distinction réelle de races, tandis qu'un caractère indifférent à priori peut prendre beaucoup d'importance. Il montre enfin que les caractères tirés de la conformation de l'organe caractéristique du groupe zoologique humain sont quelquefois dépassés par ceux tirés de détails dans la conformation de parties secondaires. M. Broca en etlét a découvert que Yindice nasal est un des meilleurs pour distinguer les races humaines, quoiqu'il ne se distribue pas en une échelle régulière conformément à l'idée que nous nous faisons de ces races.

Les extraits suivants de ses tableaux le démontrent :

16 Hottentots 58 . 38

8 Tasmaniens ... 56 . 92

83 Nègres d'Afrique 54.78

22 — nubiens 55 . 1 7

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