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PROCÉDÉ DE LA DOUBLE ÉQUERRE

présente chez beaucoup de Mélanésiens, ou en arrière comme c'est la rèi^le ; la direction verticale ou plus ou moins oblique du front ; la hauteur absolue de la tète, telle qu'elle se présente sur le vivant, ou seulement de sa portion sus-jaccnte à la bouche ; la hauteur des pommettes et la saillie qu'elles font soit en avant, soit en dehors ; les diverses sortes de progna- Ihismes; la hauteur de Tinion, etc., non comprises les projections ordinaires horizontales de la tète totale, de la face, du crâne antérieur et du crâne postérieur.

En toutes circonstances le procédé est le même : c'est le procédé de la double équerre ; les moyens seuls différent et s'imaginent sur place. Deux équerres graduées en centimètres et millimètres en sont les instruments essentiels : la plus grande a deux branches, dont l'une seulement est graduée et dont l'autre assez lourde est susceptible de poser d'aplomb sur la table ou quelque planchette; la plus petite est ordinaire.

Soit la hauteur d'un point à prendre par rapport au plan alvéolo-condyiien. Le crâne étant placé sur ce plan dans son attitude naturelle, la grande équerre est dressée sur le même plan à proximité du point désiré. Sur sa branche verticale graduée de façon que le zéro réponde au plan alvéolo-condylien, on fait dès lors glisser à angle droit la seconde équerre jusqu'à ce que son sommet en biseau rencontre le point en question. Il n'y a plus qu'à lire au niveau de son talon la hauteur demandée. Mais, sans bouger, la même opération donne la projection horizontale du même point par rapport à tel autre endroit que l'on voudra de la périphérie du crâne. La branche verticale étant dresrsée, par exemple, au contact du bord alvéolaire, la distance indiquée sur la petite équerre du point sus-orbitaire à cette branche verticale sera la projection horizontale de ce point par rapport au point alvéolaire.

Une seule difficulté se présente. Les trois points qui dé-

DU CRANIOPHORE.

terminent le plan alvéolo-condylien et par lesquels le crâne doit poser sont placés à sa base de façon à ne pouvoir toucher la surface de la table. Mais il suffit de les exhausser ou mieux d'avoir un plan artificiel qui maintienne le crâne à une hauteur connue que Ton défalque de la hauteur indiquée.

Tel est le but du craniophore que nous avons imaginé et qui est aujourd'hui répandu. 11 se compose de deux pièces, un piédestal et une planchette, les deux superposés ayant rigoureusement 10 centimètres de hauteur et la planchette étant pourvue

Fig. 35. — Craniophore de M. Topinard.

A, son piédestal; B, sa planclieUe ; C, sa rallonge et sa lamelle d'acier;

D, petite équerre ; Tautre est la grande équerre. L'appareil est en position

pour mesurer la hauteur du point sus-orbitaire et la projection horizontale de

la face en arrière du point alvéolaire.

d'un appendice à confisses qui lui permet de s'allonger à volonté et de s'adapter à toutes les bases de crâne, et à son extrémité d'une lamelle d'acier qui s'insinue entre les dents incisives à

INDICE GENERAL DE LA TETE. 29o

la rencontre du point alvéolaire. D'autre part, le zéro de la grande équerre ne commence qu'à 10 centimètres de hauteur, ou mieux il est gradué dès la base pour servir à d'autres usages; mais l'on compte 0, à cette hauteur, au lieu de 10. De cette façon, comme dans la figure 33, le crâne est isolé et en position et l'équerre peut librement circuler tont autour (1).

La première application de cet instrument a été faite par nous à la projection verticale de la tête entière ou sa hauteur vraie et absolue , comprise entre deux plans horizontaux et parallèles, l'un tangent au bord inférieur de la mâchoire inférieure munie de ses dents et en place, l'autre tangent au sommet de la tète. Cette projection rend l'impression du voyageur lorsque, regardant un individu de face, il lui trouve la tète longue ou courte. La première colonne du tableau ci-après en donne quelques exemples. Mais cette impression est modifiée par la largeur variable du visage, élément dont il faut tenir compte. Ce qui la rend le mieux, c'est donc le rapport de la projection en question à la largeur maximum. Nous proposons de l'appeler Vindice général de la tête. La seconde colonne l'exprime, c'est la largeur bizygomatique qui nous a servi.

Project, tôt. Id. largeur, fie la tète. r= 100.

7 Esquimaux 198.8 148.7

9 Chinois 196.2 148,1

5 Arabes 196,2 153.6

5 Cafres 195.8 J44.1

40 Malais 194.2 142.9

10 nègres divers 190.7 149.5

13 Bas Bretons 190. 0 146.7

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