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TYPE POLYNÉSIEN

Le type polynésien touche au malais et doit être séparé du lype niicronésien.

11 s'étend des îles Tonga et de la Nouvelle-Zélande à l'île de Pâques, dans Tocéan Pacifique. La race kanake ou polynésienne a eu son point de départ, d'après M. de Quatrefages, dans l'île de Bourou, située à l'ouest de Céram, l'une des Moluques. Sa |)remière station fut les archipels Tonga et Samoa, d'où elle se dispersa. Elle fit son apparition, au commencement du cin- (piiéme siècle aux îles Marquises, en HOO à Taïti, en 1200 à Rarotonpa, en ioOO à la Nouvelle-Zélande et en 1700 aux îles Chalham. Leurs premières migrations connues se seraient donc opérées en Malaisio, mille ans avant l'époque où il y est fait mention des Malais. Les deux races n'en font qu'une aux yeux surtout des linguistes, sous le nom de Malayo-Polynésiens . Et cependant, il est difficile de ne pas croire que, entre les Américains du sud et les Polynésiens, il n'y ait quelque parenté.

Le Polynésien doit être étudié de préférence dans les îles orientales, où il est plus dégagé de l'élément mélanésien, avec lequel il est très-mélangé vers l'ouest. Il est mésaticéphale (76.2 d'indice céphalique). La norma verlicalis de son crâne montre un ovale renflé au niveau des bosses pariétales ; la voûte en est généralement occupée par une crête dont les deux côtés sont inclinés en toit, o^i excavés en de larges gouttières auxquelles succèdent le renflement des bosses pariétales ; cette dernière disposition est dite en carène.

Il est mésorhinien (49.3) ; son prognathisme sous-nasal, de 68 degrés dans la Nouvelle-Zélande, de 70°, 9 aux îles Marquises et de 7o°,0 à Taïti, témoigne de l'influence des populations jaunes et noires avec lesquelles il s'est mélangé. Mais attendu que tous ces croisements ne pourraient qu'accroître son prognathisme et qu'autour de lui on ne découvre aucune race

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capable de le faire diminuer, nous concluons que c'est en luimême qu'il puise le principe de cette diminution. Le Polynésien primitif n'était donc pas prognathe, du moins son indice minimum de 75. 0 que nous acceptons, le place-t-il sur les limites du type blanc.

Son nez, que quelques voyageurs disent court et d'autres saillant, est tantôt droit, tantôt aquilin et se rapproche plus du type américain que du type mongol; il ne s'élargit qu'aux narines. Ses os malaires sont forts, mais peu écartés, et sa face, de forme ovale, ne rentre pas dans la catégorie de celles décidément aplaties. Ses arcades sourcilières sont peu saillantes et l'échancrure de la racine du nez peu profonde, ce qui le sépare nettement du type mélanésien. Ses yeux sont noirs, bien fendus, plus ou moins ouverts et non obliques. Son-teint est trèsvariable : de couleur bois de chêne selon les uns, cuivre terni selon les autres, jaune-olivàtre pour M. Bourgarel, plus claire d'autres fois que celui des Malais, notamment à Taïti, il est généralement basané-jaunâtre, avec mélange de bistre plus ou moins foncé (Jacquinot). Ses cheveux sont noirs, épais, rudes et parfois bouclés ou frisés par les croisements. Sa barbe est rare ; sa stature rentre dans les hautes tailles ; il est bien bâti, svelte, mais avec quelque tendance à l'obésité.

Le type américain s'entend de celui que l'on rencontre le plus ordinairement dans les deux Amériques et qui existait avant l'arrivée des ' Européens, les Esquimaux étant mis de côté. Nous le décrirons d'après les auteurs les plus autorisés, surtout Morton.

La coloration moyenne de la peau estbrune-olivàtre, diversement mélangée de blanc et de rouge et allant quelquefois à la couleur de cannelle (Nott). Les cheveux sont longs, lisses, noirs et d'une rigidité qui les a fait comparer à des crins de cheval. Les sourcils et les cils sont épais, mais la barbe, les

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