ORGANES DE LA REPRODUCTION
Elles sont abdominales chez les carnassiers, les marsupiaux ; inguinales, chez les solipèdcs et les ruminants ; ou pectorales, chez la femme, l'éléphant, le lamantin. Ace double point de vue, les singes, y compris les anthropoïdes, sont construits sur le type de l'homme ; plusieurs lémuriens ont quatre mamelles : deux pectorales et deux inguinales; quelques makis ont quatre pectorales; tous les autres ont deux mamelles attachées à la poitrine.
Parmi les mammifères, un petit nombre, comme les marsupiaux, n'ont pas de placenta, c'est-à-dire de corps charnu, servant d'intermédiaire entre l'embryon et l'utérus; les autres an possèdent un, dit en zone, lorsqu'il occupe une surface considérable de la paroi interne de l'utérus ; ou en disque, lorsqu'il n'en occupe qu'une petite partie. L'homme et les singes sont dans ce dernier cas, avec les rongeurs, les insectivores et les chéiroptères. Mais une différence apparaît. Sur l'homme, le placenta est unique et son cordon ombilical se compose d'une vcineet dedeux artères. Sur lescébiens, il est simple encore, mais il fournit deux veines et deux artères. Sur les pithéciens, il est double, et néanmoins n'a qu'un cordon, formé d'une veine et de deux artères. De quelle disposition se rapprochent les anthropoïdes? Le gibbon, qui fait habituellement la transition aux pithéciens, a un placenta double, comme eux; le chimpanzé, au contraire, n'en a qu'un, comme l'homme (Owenj. L'orang et le gorille n'ont pas été examinés à ce point de vue.
Après la migration du testicule dans le scrotum de l'homme, la communication péritonéale s'oblitère ; chez les autres mammifères, elle persiste. Le fait est à examiner chez les anthropo'ides, il en est de même du suivant. L'utérus est bicorne et partagé en deux cavités chez les quadrupèdes ; celui de la femme est toujours uniloculaire, sauf anomalie; celui des singes ordinaires tiendrait le milieu.
106 AXE CEREBRO-SPINAL.
Citons enfln^ comme particuliers à l'homme, la présence de la membrane hymen (Linné), la direction voisine de la verticale du vagin et de l'urèthre (Lawrence) et le diamètre du gland égal au corps du pénis (Broca).
Arrivons au système nerveux.
Chez les invertébrés, il se compose de petits amas de substance grise jetés autour des viscères et reliés entre eux par des filets nerveux. Chez les vertébrés, il s'y ajoute un appareil tout autre et symétrique, formé d'un axe dit cérébro-spinal et de nerfs les uns centrifuges pour le mouvement, les autres centripètes pour les impressions. Les différences essentielles portent sur l'extrémité supérieure ou antérieure de l'axe ou encéphale qu'il s'agit de faire connaître tout d'abord chez l'homme.
La moelle, appelée bulbe rachidien au niveau des premières vertèbres cervicales, franchit le trou occipital, passe au-dessous des fibres transversales qui réunissent les deux lobes du cervelet sous le titre de pont de varole et se partagent en deux faisceaux dits pédoncules cérébraux, l'un droit, l'autre gauche. Dès lors ceux ci s'écartent et se portent en haut et en dehors pour s'épanouir en deux gerbes de fibres blanches qui se recourbent sur les bords à la façon d'un champignon autour de son pédicule, et donnent naissance aux hémisphcres cérébraux, à la surface desquels s'ajoute une couche de substance grise. Les parties blanches sont la matière conductrice ; les parties grises, la matière pensante et réagissante. Sur les bords internes contigus des hémisphères s'échangent des Obres blanches transversales qui ont pour objet d'établir leur solidarité, c'est le corps calleux. Autour de chacun règne un canal formant une série de cavités dont les principales sont les ventricules latéraux, lesquelles offrent trois cornes ou prolongements, l'une antérieure ou corne frontale, l'autre inférieure ou temporo-sphéno'idale, la troisième