‹ L'Anthropométrie des dégénérés: Rapports entre les mensurations des différents segments anthropométriquesChapitre 10 sur 22 · TAILLE ET ENVERGURE · texte numérisé non relu

TAILLE ET ENVERGURE

« Il y a entre l’envergure et la taille une relation bien connue, écrit Bertillon: la longueur de la grande envergure est en moyenne de 4 centimètres plus grande que la hauteur de la taille. Ces deux indications se vérifient donc mutuellement. » Au-dessous de 14 ans on voit dans les tableaux de cet auteur que l'envergure estinférieure à la taille; à partir de cet âge, elle lui est

progressivement supérieure. Pour Topinard, « l’envergure dépasse la laille de l'homme d’une quantité variant dans les moyennes de o à 89 pour 1.000 ». Perrier ! trouve que la différence entre ces deux mesures est beaucoup plus considérable chez les anthropoïdes que chez l’homme. Chez les criminels enfin, Lacassagne ?, Rossi, Marro, Ferri, Nüke, Baer trouvent un «indice crucial » tel que Lambroso s'appuie sur ces chiffres pour dire que «les criminels offrent une supériorité marquée dans la mesure de la grande envergure comparée à la taille », Il est probable que la proportion considérable de grandes envergures rencontrées dans le monde des prisons tient à ce que dans ce milieu on trouve plus qu'ailleurs d'individus « mal faits », En tenant compte de cette restriction, nous pouvons utiliser les statistiques de M. le professeur Lacassagne, de Ch. Perrier et de Maix. Toutes concordent pour montrer la grande proportion des fortes envergures quels que soient la taille et l’âge.

MAIX PERRIER

Pour 100 Pour 100

Envergures inférieures à la taille. 7,95 10,86 — égales — . 1,92 3,03

— supérieures — . 9o,51 86,09

Dans ces envergures supérieures, les plus favorisées sont celles qui dépassent la taille de o à 8 centimètres. Les envergures égales (1,92), inférieures (7,55) ou celles qui l'emportent de plus de 10 centimètres sont

1 Ch. Perrier, Archiv. d'Anthrop. criminelle., L. XXIV, 1909.

‘+ Lacassagne et Vincens: Rapport de la taille et de la grande envergure (Bull. de la Société d'Anthropologie de Lyon, juillet 1882).

des exceptions. Elles méritent d'être étudiées de

près.

Mais une question se pose: dans ces envergures immenses ou trop petites quel est le segment qui subit l'allongement ou l'arrêt de développement, cause de l’anomalie ? L’envergure estcomposée du diamètre biacromial, du bras et de la coudée (avant-bras + main), la longueur du bras devant être diminuée de la quantité dont l’humérus plonge dans l’aisselle lorsque les bras sont étendus horizontalement (2 ou 3 centimètres et plus). En examinant à ce point de vue de nombreux sujets, nous avons acquis la conviction que l’anomalie portait sur le segment coudée, celui-ci ayant un excès ou un arrêt de développement dû soit à l’avant-bras, soit à la main. En voici des exemples :

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