‹ L'antisepsie dans la pratique de la chirurgie journalièreChapitre 44 sur 104 · CHAPITRE V · texte numérisé non relu

CHAPITRE V

ASEPSIE DU MALADE.

Régularisation des fondions. — Asepsie des régions: A. de la peau. Barbiers. — A. oculaire. — A. nasale. — A. auriculaire. — A. buccale, soins des dénis, Dentistes. — A pulmonaire. — Évacuation de l'estomac. — A. intestinale. — A. ano-rectale. — A. des voies urinaires. — A. des organes génitaux.

L'asepsie du malade entendue dans un sens large, comprend non seulement l'asepsie du champ opératoire, mais celle des appareils ou régions qui peuvent influer secondairement sur l'opération; à cette étude se rattache aussi l'exposé de l'asepsie des régions où l'on peut avoir a intervenir.

En outre, pour assurer le succès d'une opération, il faut veiller au bon fonctionnement de tous les organes et bien connaître au préalable l'état constitutionnel du malade et celui de tous ses viscères, de façon à pouvoir autant que possible régulariser leurs fonctions.

En effet, un malade, ou un blessé, forme un tout; personne ne le compare à un meuble dont le menuisier peut réparer une partie sans s'inquiéter du reste ; chez l'homme tout se tient, toutes

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les parties réagissent les unes sur les autres et sont reliées entre elles par le s> stème nerveux et par le sang; la moindre affection locale peut s'accompagner de phénomènes généraux ou à distance. Le sang, réceptacle de tout ce qui se fabrique dans le corps, reçoit incessamment des produits venant de la région malade et plus tard du foyer opératoire.

Le sang est une sorte de produit synthétique de tout l'organisme, non seulement il reçoit ce qui est amené par les lymphatiques de l'intestin et du corps, et le sang de la veine porte modifié par le foie, non seulement il subit l'action des poumons, mais en dehors des produits de la digestion, il reçoit ceux de la désassimilation de tous les tissus, il reçoit la partie des sécrétions qui est résorbée, il reçoit aussi ce que Brown-Séquard a appelé la sécrétion interne des organes, sur laquelle l'attention a été vivement attirée par les conséquences de l'ablation du corps thyroïde.

La composition du sang est donc ce qu'il y a de plus complexe, de plus changeant à chaque minute, de plus difficile à saisir. Il renferme les poisons sécrétés par l'organisme, lesquels s'éliminent peu à peu par les émonctoires. Si ces derniers ne fonctionnaient pas bien, la mort pourrait survenir par auto-intoxication, ainsi que le professeur Bouchard l'a démontré (Leçons sur les auto-intoxications).

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